Trois raffineries sur cinq de Total toujours en grève

ENERGIE Les salariés demandent une augmentation générale de «100 euros minimum par mois»...

avec AFP

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Les salariés de la raffinerie Total de Donges (Loire-Atlantique) ont décidé de mettre fin à leur grève, trois raffineries du groupe sur cinq restant touchées par un mouvement reconductible à l'appel de la CGT et FO portant sur les salaires.
Les salariés de la raffinerie Total de Donges (Loire-Atlantique) ont décidé de mettre fin à leur grève, trois raffineries du groupe sur cinq restant touchées par un mouvement reconductible à l'appel de la CGT et FO portant sur les salaires. — Frank Perry AFP

Trois raffineries du groupe pétrolier Total, situées dans l'Hexagone, étaient toujours en grève reconductible mercredi à l'appel de la CGT et de FO qui demandent une augmentation générale «de 100 euros minimum» par mois, a-t-on appris de source syndicale.

«Les trois raffineries Gonfreville-l'Orcher (Seine-Maritime), La Mède à Châteauneuf-les-Martigues (Bouches-du-Rhône) et Feyzin (Rhône) sont toujours en grève ainsi que l'ancienne raffinerie des Flandres (Nord). Le mouvement risque même de reprendre à Donges (Loire-Atlantique)» jeudi, a affirmé à l'AFP Eric Sellini, coordinateur CGT du groupe.

Pour la direction, «une majorité de salariés de Donges a voté la reprise du travail» mercredi soir. La cinquième raffinerie de Total, Grandpuits (Seine-et-Marne) est sortie mardi du mouvement.

Selon les syndicats les «résultats mirobolants du groupe» doivent profiter aux salariés

Un accord salarial a été signé mardi par la CFDT, la CFE-CGC et la Sictame (un syndicat «maison»), prévoyant une augmentation générale «de 1,5%», à laquelle s'ajoutent une augmentation individuelle «de 1,2% et une hausse "de 0,8% liée à l'ancienneté», a indiqué à l'AFP une porte-parole de la direction de Total.

La CGT et FO estiment que les "résultats mirobolants du groupe, régulièrement supérieurs à 10 milliards d'euros", doivent aussi profiter aux salariés.

"Pour sortir du conflit rapidement, nous avons mis en débat lors des assemblées générales le minimum souhaité par les salariés. Pour ne pas parler d'un pourcentage d'augmentation et ne pas télescoper l'accord signé mardi, la somme intéressante se situerait autour de 100 euros pour tous", a assuré Eric Sellini. La direction du groupe a assuré à l'AFP qu'il n'y avait "aucun problèmes notables d'approvisionnement en France".