SNCM: accord entre la Collectivité de Corse et le syndicat nationaliste

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La Collectivité territoriale de la Corse (CTC) et les marins nationalistes corses, qui bloquaient depuis mardi un navire de la SNCM à Bastia, sont parvenus mercredi à un accord au cas où la compagnie maritime déposerait son bilan, a-t-on appris de sources concordantes.
La Collectivité territoriale de la Corse (CTC) et les marins nationalistes corses, qui bloquaient depuis mardi un navire de la SNCM à Bastia, sont parvenus mercredi à un accord au cas où la compagnie maritime déposerait son bilan, a-t-on appris de sources concordantes. — Pascal Pochard-Casabianca AFP

La Collectivité territoriale de la Corse (CTC) et les marins nationalistes corses, qui bloquaient depuis mardi un navire de la SNCM à Bastia, sont parvenus mercredi à un accord au cas où la compagnie maritime déposerait son bilan, a-t-on appris de sources concordantes.

Ces membres du Syndicat des travailleurs corses (STC), minoritaire à la SNCM, devaient voter en fin d'après-midi la levée ou non du blocage du cargo-mixte Pascal-Paoli. La tendance est à la levée du mouvement, a-t-on indiqué de source syndicale.

Le Pascal-Paoli devrait ainsi reprendre la mer mercredi soir pour Marseille, comme les autres navires de la SNCM qui assurent normalement leurs rotations entre Corse et continent.

Lors d'une rencontre à Ajaccio avec les présidents de l’exécutif de la CTC, Paul Giacobbi, et de l'Office des transports de la Corse, Paul-Marie Bartoli, les marins STC ont obtenu que, en cas de liquidation de la SNCM, les quatre cargos mixtes assurant la desserte de service public ne soient pas privatisés et assurent toujours la continuité territoriale, a indiqué le secrétaire du STC-marins, Alain Mosconi.

«Nous sommes rassurés après avoir obtenu des garanties par écrit sur ce point, comme sur le maintien de l'emploi à un haut niveau en Corse et une solution pérenne pour l'ensemble des emplois», a dit M. Mosconi à la presse.

Le STC réclame depuis plusieurs années la création d'une société régionale.

En cas de dépôt de bilan, M. Giacobbi adresserait à la SNCM une lettre de recouvrement d'une créance de 220 M EUR revenant à la région et liée à une condamnation de la compagnie par la Commission europénne pour avoir perçu des aides indues sur la DSP pour la période 2007-13, a-t-on appris de source proche de la CTC.

Mardi, le gouvernement, par la voix du ministre de l'Ecologie Philippe Martin, s'est dit «déterminé à trouver une solution» pour sauver la SNCM, en proie à des difficultés de trésorerie et avec son actionnaire principal Veolia Transdev. L'Etat est actionnaire de la SNCM à 25%.

Plusieurs réunions importantes sur l'avenir de la SNCM, qui emploie 2.600 personnes et dont dépendent des milliers d'emplois induits, se tiennent cette semaine, Veolia Transdev pouvant revenir sur le vote du plan de relance présenté par le président de la SNCM Marc Dufour.

Un conseil d'administration de Transdev doit décider mercredi soir d'accorder ou non à la SNCM une avance de trésorerie de 13 M EUR. L'actionnaire, qui a versé 17 M EUR, s'était engagé à en verser 30.