Wall Street s'envole à de nouveaux records grâce à la Fed

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Wall Street a encore reculé lundi après un brutal mouvement de correction la semaine dernière, la performance applaudie de Caterpillar ne suffisant pas à soutenir les indices: le Dow Jones a cédé 0,26% et le Nasdaq 1,08%.
Wall Street a encore reculé lundi après un brutal mouvement de correction la semaine dernière, la performance applaudie de Caterpillar ne suffisant pas à soutenir les indices: le Dow Jones a cédé 0,26% et le Nasdaq 1,08%. — Timothy Clary AFP

Wall Street s'est envolée à de nouveaux sommets mercredi dans la foulée de l'annonce par la banque centrale américaine du maintien de ses taux directeurs et d'une légère réduction de son soutien monétaire à l'économie.

Indice vedette de la Bourse de New York, le Dow Jones Industrial Average a bondi de 1,84% ou 292,71 points pour s'établir à 16.167,97 points, un niveau jamais atteint auparavant en clôture.

Le S&P 500, l'indice américain le plus regardé par les investisseurs, a de son côté grimpé de 1,66% ou 29,65 points pour terminer à 1.810,65 points, dépassant lui aussi son précédent record.

Le Nasdaq, à dominante technologique, a progressé de 1,15% ou 46,38 points, à 4.070,06 points, s'élevant à un niveau plus vu depuis septembre 2000.

Le Comité monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) a décidé mercredi de laisser ses taux directeurs inchangés et de réduire un peu son programme de rachats d'actifs: à partir de janvier la Fed injectera dans l'économie 75 milliards de dollars mensuels via l'acquisition de bons du Trésor et de titres hypothécaires, au lieu de 85 milliards de dollars actuellement.

La Fed assure aussi qu'elle maintiendra probablement l'actuel niveau des taux directeurs --qui restent proches de zéro depuis fin 2008-- «bien après que le taux de chômage sera descendu sous 6,5%».

Toutes ces annonces «constituent un discours doux aux oreilles des participants du marché», estimait Gregori Volokhine, président de Meeschaert Financial Services.

De plus, «l'idée d'un ralentissement du programme de rachats d'actifs avait été évoqué par Ben Bernanke déjà en juin. Cela fait six mois que le marché a eu le temps de s'ajuster à cette possibilité», expliquait-il.

«Si on regarde les statistiques américaines et le fait qu'un accord budgétaire a été conclu, un ralentissement était une certitude, on ne savait juste pas quand il allait commencer, si cela allait être en décembre ou en janvier», ajoutait-il. «Le marché salue finalement le fait qu'on sait maintenant avec certitude quand ce sera».

De plus, le fait que la Fed ne prenne plus comme repère une baisse du taux de chômage sous le seuil des 6,5% pour déclencher une hausse des taux d'intérêt «garantit des taux d'intérêt à un très bas niveau pendant très longtemps», remarquait Dan Greenhaus de BTIG.

Cela signifie également que l'institution «est confiante en une amélioration du marché de l'emploi», remarquait Gregori Volokhine.

Banques et or noir en vedette

Parmi les valeurs du Dow Jones ayant le plus profité de l'euphorie sur les marchés figurent celles du secteur bancaire, JPMorgan Chase gagnant 2,73% à 7,24 dollars, Goldman Sachs 2,55% à 174,84 dollars et American Express 2,24% à 85,99 dollars.

Les titres du secteur pétrolier ont aussi tiré leur épingle du jeu, ExxonMobil et Chevron s'adjugeant respectivement 2,88% à 99,54 dollars et 2,41% à 121,60 dollars.

Boeing, qui a effectué plusieurs nominations considérées comme des préparatifs en vue de la succession de son PDG Jim McNerne, est la seule action du Dow Jones à s'être affiché dans le rouge (-0,29% à 135,49 dollars). Le groupe a perdu un contrat de plus de cinq milliards de dollars pour des avions chasseurs au Brésil.

Autre poids lourd du marché rencontrant des difficultés: le constructeur automobile Ford a chuté de 6,29% à 15,65 dollars après avoir fait part de prévisions jugées décevantes.

Le géant de l'informatique Apple a aussi freiné l'avancée du Nasdaq, dont il est le principal composant, en reculant de 0,76% à 550,77 dollars. Le groupe pâtit de craintes sur les performances d'une de ses produits phare, l'iPhone 5, suite à des prévisions inférieures aux attentes d'un de ses fournisseurs, Jabil Circuit (-20,64% à 15,67 dollars).

AMC Entertainment Holdings, le gérant de quelques 343 cinémas aux Etats-Unis, a pour sa part réussi son entrée en Bourse en gagnant 5% à 18,90 dollars

Le marché obligataire a terminé en baisse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a progressé à 2,885% contre 2,843% mardi soir et celui à 30 ans à 3,913% contre 3,872% à la clôture précédente.

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