La Bourse de Paris finit en hausse

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La Bourse de Paris a clôturé jeudi en nette baisse (-1,02%), affectée par le pessimisme de Wall Street et échaudée par des indicateurs américains décevants.
La Bourse de Paris a clôturé jeudi en nette baisse (-1,02%), affectée par le pessimisme de Wall Street et échaudée par des indicateurs américains décevants. — Joel Saget AFP

La Bourse de Paris a fini mercredi sur un élan d'optimisme (+1%), avant l'annonce de la Réserve fédérale américaine (Fed) sur l'avenir de sa politique monétaire, attendue après la clôture des marchés européens.

L'indice CAC 40 a terminé en hausse de 40,87 points à 4.109,51 points dans un volume d'échanges peu étoffé de 2,9 milliards d'euros. La veille, il avait essuyé un net repli de 1,24%.

La place parisienne est restée dans le vert toute la journée et l'ouverture en légère hausse de Wall Street accompagnée d'indicateurs américains encourageants n'ont pas changé la tendance.

«Les marchés sont plutôt optimistes, mais le rebond est plutôt d'ordre technique, catalysé par les bonnes annonces du jour» aux États-Unis et en zone euro, a souligné Alexandre Baradez, analyste chez IG.

Aux États-Unis, les mises en chantier de logements ont fait un bond en novembre pour atteindre leur plus haut niveau en cinq ans, les permis de construire reculant moins que prévu.

En zone euro, le moral des entrepreneurs allemands, mesuré par l'indice Ifo, a continué de progresser en décembre et le taux de chômage a diminué à 7,4% au Royaume-Uni sur la période de trois mois achevée fin octobre.

«Les marchés n'interprètent pas ces bons chiffres comme pouvant entraîner une action de la Fed», ils «semblent ne pas craindre» un début de réduction des achats d'actifs à l'issue de la réunion de la banque centrale américaine, a poursuivi M. Baradez. Il a noté qu'à plusieurs reprises alors que les marchés s'attendaient à un geste, la banque centrale américaine n'était finalement pas intervenue.

Pour autant, selon lui, «il est difficile d'imaginer une session sans aucune annonce, alors même que tous les derniers chiffres sont bons pour l'économie américaine, l'emploi, la croissance, l'immobilier, et qu'il y a donc un contexte macroéconomique qui pourrait justifier un ralentissement».

«Les avis sont partagés», mais le patron de la Fed, «Ben Bernanke va-t-il prendre le risque de ne pas intervenir avant la passation de pouvoir?» à Janet Yellen le 31 janvier, s'est-il interrogé.

Le verdict est attendu à 20H00 avec les conclusions de la réunion, qui seront suivies dans la foulée d'une conférence de presse à 20H30, heure de Paris, de M. Bernanke.

Les investisseurs craignent depuis plusieurs mois que la Fed ne réduise ses injections de liquidités qui s'élèvent à 85 milliards de dollars chaque mois, mais beaucoup d'entre eux doutent toutefois que le changement ait lieu dès ce mois-ci. Ces mesures ont été l'un des principaux moteurs des marchés depuis un an.

Du côté des valeurs, Technip a fini lanterne rouge du CAC 40 (-6,27% à 62,8 euros), ses prévisions financières pour 2014 et 2015 ayant déçu le marché.

A l'autre extrémité, GDF Suez a largement profité (+3,34% à 16,70 euros) d'une note favorable de JPMorgan.

Zodiac Aerospace a pris 2,58% à 127,15 euros après avoir confirmé sa prévision de croissance pour l'exercice s'achevant fin août, dans la foulée d'une progression de 7,9% de ses ventes au premier trimestre.

Ingenico a gagné 3,99% à 57,81 euros après avoir été retenu en consortium pour mener une expérimentation dans le cadre du projet de modernisation du système d'assurance santé en Allemagne.

Euronext (CAC 40)