L'Irlande dévoile son plan de croissance

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Le gouvernement irlandais doit dévoiler mardi son plan pour faire croître l'économie et créer des emplois d'ici la fin de la décennie, deux jours après la sortie du pays du plan d'aide international.
Le gouvernement irlandais doit dévoiler mardi son plan pour faire croître l'économie et créer des emplois d'ici la fin de la décennie, deux jours après la sortie du pays du plan d'aide international. — Georges Gobet AFP

Le gouvernement irlandais doit dévoiler mardi son plan pour faire croître l'économie et créer des emplois d'ici la fin de la décennie, deux jours après la sortie du pays du plan d'aide international.

«Ce plan va exposer les mesures que nous comptons prendre pour faire croître notre économie d'ici 2020», a déclaré le Premier ministre Enda Kenny, avant l'annonce formelle prévue dans l'après-midi.

«En continuant à gérer efficacement les finances publiques, nous pouvons éliminer le déficit d'ici 2020 et réduire la dette publique d'un quart», a ajouté Enda Kenny, soulignant par ailleurs que le secteur bancaire allait devoir «contribuer à l'économie» et ne plus peser sur elle.

Dimanche, le dirigeant centriste avait estimé que ce plan économique devait «garantir que jamais plus la stabilité de l'Irlande ne soit menacée par la spéculation et l'avidité». «Nous ne renouerons jamais avec cette culture», avait-il insisté.

L'un des axes principaux du plan du gouvernement devrait être la création d'emplois alors que le chômage reste très élevé dans le pays (12,5% en novembre).

L'Irlande est devenue dimanche le premier pays de la zone euro sous assistance financière à s'affranchir de l'aide de ses partenaires et à retrouver son indépendance économique et financière.

Si le pays a renoué avec la croissance, celle-ci reste toutefois en dents de scie, tandis que la demande des ménages, minés par le chômage, reste déprimée et que le secteur bancaire, bien que réformé, continue à présenter des risques.

Au bord du gouffre après l'implosion de la bulle immobilière et le sauvetage de ses banques qui avaient fait exploser son déficit public, l'ex-«tigre celtique» avait été contraint fin 2010 d'appeler à la rescousse ses partenaires européens et le FMI. Le pays avait alors obtenu un plan de sauvetage sur trois ans de 85 milliards d'euros en échange de la mise en oeuvre d'une austérité draconienne.