PSA: Arnaud Montebourg évoque l'avenir du groupe

ECONOMIE Le ministre a évoque des alliances possibles pour le groupe automobile...

M. Go. avec AFP

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Le siège parisien de PSA Peugeot-Citroën.
Le siège parisien de PSA Peugeot-Citroën. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Quelle stratégie pour le groupe PSA? Arnaud Montebourg a révélé quelques pistes à l'AFP. Selon le ministre du Redressement productif , une double alliance avec l'américain General Motors (GM) et le chinois Dongfeng permettrait à PSA Peugeot Citroën de «rebondir et d'acquérir la taille critique d'un constructeur mondial de premier plan».

Le ministre a également assuré que PSA «restera français» au terme de ces alliances, dans une brève déclaration après la confirmation par le constructeur français de négociations sur une entrée du chinois Dongfeng à son capital, que pourrait soutenir son actuel allié américain GM.

«PSA construit des alliances mondiales de long terme qui lui permettront de rebondir et d'acquérir la taille critique d'un constructeur mondial de premier plan», a-t-il affirmé, précisant que le groupe disposerait ainsi «d'une jambe en Europe avec GM et d'une autre en Asie avec Dongfeng».

Matignon suit le dossier

Le ministre a refusé de faire de plus amples commentaires. Pour sa part, Matignon a indiqué que l'Etat suivait de «très près» une éventuelle entrée de Dongfeng au capital de PSA. La confirmation ce jeudi des négociations entre le groupe français et le chinois s'est produite après le déplacement en Chine, la semaine dernière, du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Il était accompagné par Montebourg, qui s'est entretenu à cette occasion avec le ministre chinois de l'Industrie, Miao Wei, par ailleurs ancien patron de Dongfeng.

Pour sa part, le ministre de l'Économie Pierre Moscovici a également souligné que l'Etat «est très attentif au sort de PSA», rappelant qu'il avait apporté il y a un an une garantie à sa filiale bancaire d'un montant maximal de 7 milliards d'euros d'ici fin 2015. Le Gouvernement avait obtenu alors en contrepartie la nomination de Louis Gallois comme administrateur indépendant au sein du Conseil de surveillance du constructeur.

Des partenariats stratégiques

«Nous souhaitons que cette entreprise puisse nouer des partenariats stratégiques qui lui permettront de trouver tout l'essor qu'elle mérite mais aussi (qu'elle) puisse trouver des financements, des partenaires financiers qui appuieront solidement ce développement», a déclaré Moscovici à des journalistes, en marge d'un événement à Bercy.

«L'Etat est un acteur tout à fait impliqué dans une nouvelle phase de l'histoire de PSA mais bien sûr, c'est une société cotée et il appartient aux dirigeants de cette entreprise de nourrir ce changement», a ajouté le ministre de l'Economie, particulièrement concerné par le dossier PSA en tant qu'ancien président de l'agglomération de Montbéliard, où se trouve l'usine historique de Peugeot.

PSA Peugeot Citroën a confirmé jeudi négocier une arrivée du chinois Dongfeng à son capital, alors que la crise automobile en Europe et l'euro fort continuent de peser sur ses performances. PSA et Dongfeng ont déjà une coentreprise, DPCA, qui exploite trois usines à Wuhan (centre-est de la Chine) et le chinois a déjà dit examiner l'opportunité d'une prise de participation chez son partenaire.