La Bourse de Paris finit en baisse, les investisseurs attendent la Fed

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La Bourse de Paris a clôturé jeudi en nette baisse (-1,02%), affectée par le pessimisme de Wall Street et échaudée par des indicateurs américains décevants.
La Bourse de Paris a clôturé jeudi en nette baisse (-1,02%), affectée par le pessimisme de Wall Street et échaudée par des indicateurs américains décevants. — Joel Saget AFP

La Bourse de Paris a terminé en baisse jeudi (-0,43%), les investisseurs attendant toujours avec fébrilité d'en savoir plus sur les intentions de la Réserve fédérale américaine avant sa réunion prévue la semaine prochaine.

L'indice CAC 40 a perdu 17,74 points à 4.069,12 points, dans un volume d'échanges de 2,8 milliards d'euros. La veille, il avait lâché 0,10%.

Le marché parisien s'est montré timide toute la journée, et l'ouverture sans direction de Wall Street ne l'a pas aidé à trancher davantage.

La séance «n'a pas apporté de changements par rapport à ce que le marché savait déjà, les chiffres hebdomadaires de l'emploi américain ayant été partiellement compensés par les bonnes ventes de détail», a souligné Alexandre Baradez, analyste chez IG.

Les ventes au détail ont en effet augmenté plus que prévu avec une hausse de 0,7% en novembre, tandis que les inscriptions hebdomadaires au chômage ont rebondi davantage qu'attendu pour la semaine close le 7 décembre.

Actuellement, «les marchés sont plutôt réactifs aux déclarations, car ils sont essentiellement sensibles aux politiques monétaires et attendent des indications supplémentaires» concernant la réunion de la Fed prévue les 17 et 18 décembre, a ajouté M. Baradez.

Selon lui, de plus en plus d'analystes commencent à envisager l'éventualité d'une diminution des rachats d'actifs de la Fed dès décembre ou en janvier.

«On imagine mal» le patron de la Fed «Ben Bernanke passer la main à Janet Yellen sans imprimer de sa marque le début et la fin des achats d'actifs et en laissant une charge un peu délicate à son successeur», a-t-il observé. «On peut penser que le passage de témoin accélère un peu la première action du ralentissement», a-t-il ajouté.

Alors que les marchés sont focalisés sur les États-Unis, l'agenda économique a été beaucoup plus léger dans la zone euro.

Le marché a d'ailleurs peu réagi à la publication de la production industrielle qui a contre toute attente chuté de 1,1% en octobre dans la zone euro.

Parmi les valeurs, PSA Peugeot Citroën a chuté (-7,61% à 10,63 euros) après une série d'annonces. Le groupe a confirmé qu'il étudiait un projet d'augmentation de capital, a annoncé de lourdes dépréciations liées aux changes et a revu en nette baisse son estimation des synergies attendues de l'alliance avec General Motors.

Edenred a été pénalisé (-3,23% à 24,4 euros) par un abaissement de recommandation à «neutre», contre «acheter» auparavant, par les analystes de la banque américaine Goldman Sachs.

Bolloré a connu une forte hausse (+2,93% à 398,3 euros). La ville de Londres a décidé de confier l'exploitation de ses bornes de recharges de voitures électriques au groupe industriel français.

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