En Chine, Ayrault appelle les entreprises françaises à mieux répondre à la demande mondiale

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Jean-Marc Ayrault, a appelé samedi en Chine les acteurs de l'économie française à mieux "vendre la marque France" en sachant répondre aux "besoins des consommateurs de la scène mondiale", prenant exemple sur le constructeur automobile PSA-Citroën allié depuis des années au constructeur chinois Dongfeng.
Jean-Marc Ayrault, a appelé samedi en Chine les acteurs de l'économie française à mieux "vendre la marque France" en sachant répondre aux "besoins des consommateurs de la scène mondiale", prenant exemple sur le constructeur automobile PSA-Citroën allié depuis des années au constructeur chinois Dongfeng. — Peter Parks AFP

Jean-Marc Ayrault, a appelé samedi en Chine les acteurs de l'économie française à mieux «vendre la marque France» en sachant répondre aux «besoins des consommateurs de la scène mondiale», prenant exemple sur le constructeur automobile PSA-Citroën allié depuis des années au constructeur chinois Dongfeng.

«Aujourd'hui, produire français, c'est produire pour la France», mais c'est aussi «vendre la marque France à l'échelle du monde. En venant ici, nous sommes convaincus que c'est possible», a déclaré Jean-Marc Ayrault, lors de la visite de l'une des usines de DPCA (Donfeng Peugeot-Citroën Automobiles) à Wuhan, dans le centre de la Chine.

Le groupe DPCA ambitionne de vendre 650.000 voitures en 2014 et un million en 2016, a expliqué aux journalistes son directeur général adjoint, Jean Mouro.

«Pour être efficaces en Chine, il faut produire en Chine. C'est le marché le plus important du monde aujourd'hui. Tous les constructeurs automobiles viennent ici. Renault est le dernier», a ajouté le responsable, faisant allusion au feu vert tout récent des autorités chinoises à une coentreprise entre le constructeur automobile français et Dongfeng.

«Nous allons croître de 25% cette année dans un marché (chinois) qui lui-même va croître de 20%», s'est félicité pour sa part le président du directoire de PSA, Philippe Varin.

Interrogé sur les négociations en cours sur une entrée éventuelle de Dongfeng au capital de PSA, Philippe Varin s'est montré prudent. «Ce qui est important, c'est que (...) la qualité du projet industriel soit la plus solide possible et ça vaut le coup d'y travailler et d'approfondir. Il faut être patients. Qui vous dit que ça bloque?», a-t-il répondu à une question sur ce point.

projets environnementaux

«Les grands groupes industriels aujourd'hui doivent consolider leurs bases et (pour) l'industrie automobile française, ces bases sont en France et en Europe. Mais ces groupes ne se développent que s'ils sont capables de répondre aux besoins des consommateurs de la scène mondiale», a insisté le Premier ministre français, en visite officielle en Chine depuis jeudi.

Certes, PSA «a connu des difficultés» et «remonte la pente», mais «un groupe industriel de l'automobile qui ne se développe pas à l'échelle mondiale est un groupe qui risque de connaître des difficultés dans les années à venir», a poursuivi Jean-Marc Ayrault, en relevant que l'avenir de l'économie française passait aussi «là où il y a des marchés qui sont en croissance. En Europe, le marché est difficile».

Poursuivant son action de VRP des atouts de l'économie française à l'international, qui constitue l'axe de sa visite en Chine, Jean-Marc Ayrault a défendu aussi l'idée que la France peut apporter beaucoup au projet «ville durable» en cours d'élaboration à Wuhan, soucieuse de critères environnementaux rigoureux, depuis les études d'urbanisme en passant par le traitement des eaux, des déchets, de chauffage urbain, des transports, etc...

Un projet très ambitieux pour lequel les autorités chinoises comptent affecter une superficie de 250 km carrés, soit le double de la superficie de Paris, a expliqué aux journalistes Martine Aubry, maire de Lille et représentante spéciale du ministre des Affaires étrangères pour le partenariat avec la Chine.

Une trentaine d'entreprises françaises comme Suez, Véolia, Alstom ont fait le déplacement à Wuhan, mais aussi des entreprises de moindre taille et spécialisées, pour «montrer ce que nous étions capables de faire avec une offre globale» et présenter «notre savoir-faire pour faire une ville durable», a ajouté Martine Aubry.

Les Chinois «savent bien qu'ils ne peuvent pas construire comme avant en termes d'environnement, de pollution et même de vivre ensemble», a-t-elle poursuivi. «L'objectif, c'est de construire la première grande ville qui aura été anticipée comme étant durable dès sa conception».

«On peut (...) construire des projets d'envergure auxquels les entreprises françaises, dans toute leur complexité et leur diversité, sont capables de répondre groupées. Et c'est ça, le défi (...)», a poursuivi Jean-Marc Ayrault, rendant hommage à Martine Aubry pour avoir convaincu «des grands groupes comme des PME, des cabinets d'urbanistes, des spécialistes de l'ingénierie, de répondre ensemble».