Discrète réunion de crise chez Suez

©2006 20 minutes

— 

Le gouvernement disposerait d'une liste d'entreprises, dont une dizaine de grands groupes du CAC 40, qui seraient des cibles potentielles d'OPA (offres publiques d'achat), affirme le quotidien La Tribune dans son édition datée de vendredi. Les services de renseignements et d'intelligence économique auraient établi "dès novembre" une liste d'une dizaine d'entreprises du CAC 40, dont le numéro deux mondial de l'acier Arcelor, cible fin janvier d'une OPA du numéro un Mittal Steel, et Suez (énergie-environnement), convoité par l'italien Enel et qui a annoncé cette semaine son projet de fusion avec GDF.
Le gouvernement disposerait d'une liste d'entreprises, dont une dizaine de grands groupes du CAC 40, qui seraient des cibles potentielles d'OPA (offres publiques d'achat), affirme le quotidien La Tribune dans son édition datée de vendredi. Les services de renseignements et d'intelligence économique auraient établi "dès novembre" une liste d'une dizaine d'entreprises du CAC 40, dont le numéro deux mondial de l'acier Arcelor, cible fin janvier d'une OPA du numéro un Mittal Steel, et Suez (énergie-environnement), convoité par l'italien Enel et qui a annoncé cette semaine son projet de fusion avec GDF. — Jack Guez AFP/Archives

Officiellement, c'est un jour comme un autre pour Suez. Mais le conseil d'administration, qui doit se réunir aujourd'hui, abordera sûrement le projet de mariage avec GDF. En repoussant après les élections de 2007 la privatisation du gazier, le Conseil constitutionnel a transformé la fusion en enjeu politique et rendu son issue incertaine. Suez sait qu'il risque d'échouer s'il décide de poursuivre dans cette voie.

Renoncer à cette union n'est pas mieux : privé de fiancé, il pourrait devenir la proie de nouveaux acheteurs. Jean-François Cirelli, le PDG de GDF, est inquiet. Dans une lettre à Gérad Mestrallet, son homologue de Suez, il lui a répété hier sa volonté de voir le projet aboutir.