Hard-discount: «Des prix qui augmentent et un service pas toujours au top»

Cédric Garrofé

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Une femme fait ses courses dans un magasin Lidl.
Une femme fait ses courses dans un magasin Lidl. — DURAND FLORENCE/SIPA

Les consommateurs français se détournent de plus en plus des enseignes de «hard-discount» qui avaient fait des prix bas leur principale marque de fabrique.

Depuis le record historique de 14,3% de part de marché atteint en 2009, elles n’auraient cessé de perdre du terrain pour atteindre 12,3% en 2009, selon Kantar Worldpanel. Le nombre de magasins en France serait lui aussi en net recul, passant pour la première fois sous la barre des 4.700 en 2012, rapporte LSA Expert.

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«Les produits peuvent disparaître des rayons du jour au lendemain»

Endrick fréquente depuis près de 10 ans l’une des principales enseignes de maxidiscompte en France. Aujourd’hui, il se dit agacé par certaines particularités qui rendent ses courses de plus en plus pénibles. «J’ai souvent du mal à retrouver les produits que j’achète habituellement car ils sont supprimés des rayons. D’autres peuvent revenir, pour un délai parfois très court, avant de disparaître à nouveau.»

Ce consommateur de 71 ans a voulu percer le mystère en demandant des explications aux salariés. «A chaque fois, ils me disent qu'ils ne savent pas, que ce n'est pas de leur ressort.» Aujourd’hui, Endrick n’hésite plus à se rendre dans des grandes surfaces classiques qui proposent, elles aussi, des produits à bas prix.

«Des prix qui augmentent et un service pas vraiment au top»

D’autres raisons peuvent traduire le désintéressement des Français pour le maxidiscompte. Pour Malika, ce serait surtout la hausse des prix. «C’est dommage. Il n’y a plus vraiment d’écart avec les tarifs des grandes surfaces classiques. Et puis chez ces dernières, il y a plus de promotions, d’offres avantageuses. Alors, autant aller chez elles.»

Gilles pointe des zones de vente «souvent sales» et un service «pas vraiment au top», avec des salariés pas «vraiment motivés. L’internaute résume simplement. «En France, le hard-discount se positionne comme le magasin des pauvres. Tout le contraire de ce qu’il est en Allemagne. Voilà tout le problème…»

>> Pourquoi vous détournez-vous des enseignes de «hard-discount»? Expliquez-nous dans les commentaires…