Les ménages englués dans la morosité

avec AFP

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Les prix à la consommation en France ont légèrement augmenté de 0,1% en octobre en évolution mensuelle, en raison de la hausse saisonnière des prix du pétrole et des services, et sont en hausse de 1,6% sur un an, a annoncé l'Insee mercredi.
Les prix à la consommation en France ont légèrement augmenté de 0,1% en octobre en évolution mensuelle, en raison de la hausse saisonnière des prix du pétrole et des services, et sont en hausse de 1,6% sur un an, a annoncé l'Insee mercredi. — Remy Gabalda AFP/Archives

Les ménages français sont restés englués dans la morosité en novembre, un climat de nature à fragiliser un peu plus le scénario d'un rebond de la croissance en fin d'année, selon les chiffres publiés mercredi par l'Institut national de la statistique et des études économiques.

L'indicateur mesurant la confiance des ménages français a reculé légèrement en novembre, à 84 points contre 85 le mois précédent, retombant au même niveau qu'en août et en septembre, a souligné l'Insee dans un communiqué.

«En novembre, l'opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée est quasi stable ( 1 point), et celle sur leur situation financière personnelle future est stable. Les ménages sont aussi nombreux qu'en octobre à considérer comme opportun de faire des achats importants», a précisé l'Institut de la statistique.

L'espoir d'épargner est faible

Mais il a rappelé que ces trois évaluations se situent toutes «largement en dessous de leur moyenne de longue période», autrement dit à un niveau très faible.

Par ailleurs en ce qui concerne l'épargne, chère aux Français, l'opinion des ménages sur leur capacité actuelle à mettre de l'argent de côté est stable. Par contre, leur espoir de pouvoir remplir leur bas de laine dans un avenir proche a diminué (-6 points).

Mais c'est surtout la situation économique générale qui inquiète les Français, à en croire le communiqué de l'Insee. «En novembre, l'opinion des ménages sur le niveau de vie en France se détériore: les soldes passés et futurs perdent respectivement 4 et 5 points par rapport à octobre. Ces deux soldes restent nettement inférieurs à leur moyenne de longue période», indique l'institut.

Pessimisme sur le chômage

La détérioration est encore plus spectaculaire pour ce qui concerne le chômage: loin de croire à l'inversion de tendance promise par le gouvernement, «les ménages sont plus inquiets qu'en octobre concernant l'évolution future du chômage».

L'écart entre pessimistes et optimistes sur l'évolution à venir du chômage s'est accru de 16 points, annulant ainsi l'amélioration des deux derniers mois.

Cette publication de l'Insee suit à quelques jours d'intervalle celle de l'indice d'activité du secteur privé français mesuré par l'institut Markit, très suivi par les économistes, et qui s'est contracté en novembre pour la première fois depuis trois mois.

De quoi nourrir les doutes sur un rebond de l'activité au quatrième trimestre, indispensable pour atteindre l'objectif de croissance annuelle de 0,1% minimum du gouvernement.