Moody's relève la perspective du Portugal, de négative à stable

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L'agence de notation Moody's a annoncé vendredi le maintien de la note de la dette française à Aa1, soit le deuxième meilleur niveau de son échelle, mais exprimé son scepticisme face aux réformes de François Hollande.
L'agence de notation Moody's a annoncé vendredi le maintien de la note de la dette française à Aa1, soit le deuxième meilleur niveau de son échelle, mais exprimé son scepticisme face aux réformes de François Hollande. — Emmanuel Dunand AFP

L'agence Moody's a annoncé vendredi qu'elle relevait la perspective de la dette du Portugal, de «négative» à «stable», excluant désormais un abaissement de la note de solvabilité du pays, sous assistance financière internationale depuis 2011.

L'agence de notation souligne notamment «l'amélioration» de la situation budgétaire au Portugal et l'«engagement» des autorités, réitéré dans son budget 2014, de réduire les déficits publics.

Sous pression de la troïka des créanciers internationaux (FMI, UE, BCE), le Portugal a dû inscrire dans son budget 2014 de nouvelles mesures d’austérité qui ciblent notamment les fonctionnaires et qui provoquent une grogne sociale croissante dans le pays.

La dette publique du Portugal, qui approche les 130% de son produit intérieur brut (PIB), devrait commencer à décliner, «même lentement», à partir de 2014, selon Moody's qui continue toutefois d’attribuer au pays la note Ba3, qui correspond à des investissements risqués.

L'agence Moody's estime toutefois que les perspectives économiques du pays s'améliorent «sur le court et le moyen terme» en raison notamment du dynamisme de ses exportations et d'un déclin du taux de chômage. «Les réformes structurelles menées par le Portugal dans le cadre du programme de la troïka devraient contribuer à soutenir la croissance économique du pays dans le moyen terme», ajoute l'agence.

Après plus de deux ans de récession, le Portugal a renoué avec la croissance au deuxième trimestre et table sur une hausse du PIB de 0,8% l'année prochaine.

Dans ce contexte, l'agence estime que les risques d'une restructuration de la dette du pays ont «reculé» et que le pays pourrait à nouveau se financer auprès des marchés en juin 2014, à la fin du programme d'aide international.