Wall Street portée par l'emploi américain, le Dow Jones au plus haut

© 2013 AFP

— 

Wall Street hésitait après l'ouverture lundi, un jour semi-férié aux Etats-Unis au cours duquel les échanges s'avéraient relativement calmes: le Dow Jones avançait de 0,12% et le Nasdaq lâchait à nouveau 0,16%.
Wall Street hésitait après l'ouverture lundi, un jour semi-férié aux Etats-Unis au cours duquel les échanges s'avéraient relativement calmes: le Dow Jones avançait de 0,12% et le Nasdaq lâchait à nouveau 0,16%. — Spencer Platt Getty Images

Wall Street a terminé la semaine sur un nouveau record de l'indice vedette Dow Jones, au terme d'une séance portée par des créations d'emplois deux fois plus élevées que prévu en octobre aux Etats-Unis: le Dow Jones a gagné 1,08% et le Nasdaq 1,60%.

Selon des résultats définitifs à la clôture, le Dow Jones a progressé de 167,80 points à 15.761,78 points, dépassant son dernier record de mercredi, et le Nasdaq, à dominante technologique, a avancé de 61,90 points à 3.919,23 points.

L'indice élargi S&P 500 a gagné de son côté 1,34%, soit 23,46 points, à 1.770,61 points.

Aux Etats-Unis, «le rapport encourageant sur l'emploi s'ajoute au bon chiffre du PIB pour le troisième trimestre» publié jeudi, ont noté les analystes de Charles Schwab.

Le taux de chômage américain a légèrement augmenté sur le mois d'octobre, de 0,1 point à 7,3%, mais parallèlement, les créations d'emplois ont affiché une progression exceptionnelle à 204.000, et ce malgré la fermeture des services administratifs pendant la crise budgétaire. Les analystes s'attendaient dans leur prévision médiane à 100.000 nouvelles embauches.

L'économie des Etats-Unis a aussi progressé plus que prévu au troisième trimestre, de 2,8% en rythme annualisé, tirée par la consommation et les investissements privés.

«Jusque récemment encore, une bonne nouvelle était interprétée comme une mauvaise nouvelle car le marché y voyait la fin des aides de la Fed (banque centrale américaine)», a commenté Hugh Johnson, président de Hugh Johnson Advisors. «Ce scénario est désormais intégré, comme le montre la hausse des taux obligataires, et les investisseurs réagissent à nouveau plus rationnellement à de meilleurs chiffres sur l'emploi.»

Dans ce contexte, «les valeurs bancaires sont les grandes gagnantes (de la séance) alors que les rendements obligataires ont augmenté dans le sillage des chiffres sur l'emploi», a-t-on ajouté de Charles Schwab. Les actions des grandes banques américaines comme JPMorgan Chase ou Citigroup ont en effet eu le vent en poupe vendredi.

Happy-end pour Disney

JPMorgan -- qui a fait savoir son intention de supprimer 15.000 emplois cette année dans des documents publiés à l'occasion d'une conférence d'analystes -- a augmenté de 4,47% à 53,96 dollars, Citigroup de 3,29% à 49,94 dollars ou encore Bank of America de 3,77% à 14,32 dollars.

Walt Disney a fini sur une hausse de 2,13% à 68,58 dollars. Le géant américain des médias et du divertissement a annoncé jeudi soir des bénéfices et un chiffre d'affaires annuels record, ainsi qu'un bénéfice net en hausse de 12% pour le quatrième trimestre.

Le réseau social Twitter a lui fondu de 7,24% à 41,65 dollars au lendemain d'une entrée en Bourse réussie, qui avait vu son titre bondir de plus de 70%.

Le titre du constructeur aéronautique américain Boeing a pris 1,51% à 133,49 dollars. La direction du groupe a mis vendredi la pression sur les syndicats d'un site de production dans l'Etat de Washington pour qu'ils ratifient au plus vite un accord salarial, l'enjeu étant le 777X.

Le titre du géant de la restauration rapide McDonald's a reculé de 0,20% à 97,01 dollars malgré des ventes en légère hausse sur un an en octobre.

L'action des magasins Gap, après des ventes en hausse plus prononcées et supérieures aux attentes, a fini en grande forme (+9,75% à 41,43 dollars).

L'action du géant américain de l'aluminium Alcoa, qui avait plongé la veille de plus de 7% suite à l'annonce d'une réforme du système d'entrepôts de métaux annoncée par le London Metal Exchange, a repris 1,23% à 9,06 dollars.

Le constructeur californien de voitures électriques Tesla a continué de son côté à dégringoler (-1,30% à 137,95 dollars), après un troisième incendie survenu jeudi sur une de ses berlines Model S.

Le marché obligataire a évolué en nette baisse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a progressé à 2,746% contre 2,613% jeudi soir, et celui à 30 ans à 3,842% contre 3,726% la veille.

Nyse Nasdaq