Chypre remplit les objectifs de son plan de sauvetage, selon les bailleurs

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Les bailleurs de fonds internationaux ont conclu jeudi, après une semaine d'audit, que Chypre respectait les objectifs de son plan de sauvetage et que l'économie de l'île méditerranéenne semblait souffrir moins que prévu.
Les bailleurs de fonds internationaux ont conclu jeudi, après une semaine d'audit, que Chypre respectait les objectifs de son plan de sauvetage et que l'économie de l'île méditerranéenne semblait souffrir moins que prévu. — Yiannis Kourtoglou AFP

Les bailleurs de fonds internationaux ont conclu jeudi, après une semaine d'audit, que Chypre respectait les objectifs de son plan de sauvetage et que l'économie de l'île méditerranéenne semblait souffrir moins que prévu.

«Le programme de Chypre reste dans les rails», ont annoncé dans un communiqué commun la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI), ouvrant la voie au versement d'une nouvelle tranche du prêt destiné à sauver l'île de la faillite.

«Tous les objectifs budgétaires ont été atteints avec des marges considérables, grâce à la consolidation budgétaire ambitieuse en cours, à une mise en œuvre budgétaire prudente et à une détérioration de l'activité économique moins grave que prévu», expliquent les bailleurs de fonds dans le communiqué.

Au bord de la faillite en raison de l'exposition de ses banques à la dette grecque, Chypre a obtenu en mars un prêt de 10 milliards d'euros auprès de cette «troïka» de bailleurs internationaux

L'île a dû pour cela liquider l'une de ses principales banques et restructurer la première --faisant perdre aux déposants entre 47,5 et 100% de leurs avoirs au-delà de 100.000 euros--, et s'engager à des coupes budgétaires drastiques et à des privatisations.

Depuis le dernier audit mené en juillet, «les réformes structurelles avancent» et Chypre a fait «des progrès importants en ce qui concerne la recapitalisation de ses banques et la restructuration de son système financier», note la «troïka».

Dans le même temps, «la situation reste difficile, même si la récession a été moins prononcée que prévu». Les prévisions pour 2013 sont maintenant d'une baisse de 7,7% du PIB (contre 8,7% envisagés jusqu'à présent), mais celles de 2014 sont passées à une contraction de 4,8% (contre 3,9% prévus) et la reprise n'est pas attendue avant 2015.

«L'empressement et la bonne volonté du gouvernement à appliquer et à mettre en place le programme a été reconfirmé», a salué le ministre chypriote des Finances, Haris Georgiades, assurant que le secteur bancaire était désormais stable et suffisamment capitalisé et que les finances publiques étaient sous contrôle.

Pour cela, le gouvernement a encore prévu une baisse de 10% des dépenses publiques en 2014.

En revanche, Chypre a obtenu quelques semaines de délai supplémentaires pour présenter son programme sur la question politiquement très délicate de la privatisation des services de télécommunication et d'électricité, a déclaré le ministre.