Standard & Poor's menace de dégrader la note de l'Inde

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L'agence d'évaluation financière Standard & Poor's a abaissé vendredi d'un cran la note de la France, à "AA", estimant que le pays avait perdu de sa marge de manoeuvre financière et n'était pas en mesure de se réformer davantage en raison du maintien d'un chômage élevé.
L'agence d'évaluation financière Standard & Poor's a abaissé vendredi d'un cran la note de la France, à "AA", estimant que le pays avait perdu de sa marge de manoeuvre financière et n'était pas en mesure de se réformer davantage en raison du maintien d'un chômage élevé. — Emmanuel Dunand AFP

L'agence de notation Standard & Poor's a prévenu jeudi qu'elle envisageait de dégrader la dette souveraine de l'Inde au rang de "spéculative" si le gouvernement ne parvenait pas à redresser l'économie du pays.

Dans un communiqué, S&P souligne les enjeux des prochaines élections générales prévues en mai alors que les spéculations vont bon train sur la possibilité d'une coalition gouvernementale solide incluant de petits partis régionaux.

La notation actuelle de l'Inde par S&P est "BBB-", un cran au-dessus de la catégorie "spéculative".

La croissance économique indienne est au plus bas depuis une décennie en raison d'une impasse politique dûe à une série de scandales qui ont rendu très impopulaire le gourvenement dirigé par le Parti du Congrès.

L'agence de notation a indiqué qu'elle maintenait la note des investissements indiens en raison "de ses atouts institutionnels et du haut niveau de ses réserves "financières" internationales", mais qu'elle avait noté un ralentissement marqué de sa croissance.

S&P a précisé que la perspective de notation de l'Inde restait négative, soulignant que "nous pourrions abaissser la note en catégorie spéculative l'année prochaine si le gouvernement qui prendra ses fonctions après les élections ne parvient pas à renverser la faiblesse de l'économie.

Le gouvernement indien est conduit par une coalition dirigée par le Parti du Congrès, un parti en retrait dans les sondages en raison des difficultés économiques et scandales de corruption à répétition.