Budget: Bernard Cazeneuve annonce la poursuite des économies jusqu'en 2017

ECONOMIE Selon le ministre, c'est le seule chemin qui permettra de sortir de la crise...

M. Go. avec AFP

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Bernard Cazeneuve à Paris le 25 octobre 2013.
Bernard Cazeneuve à Paris le 25 octobre 2013. — BISSON/JDD/SIPA

Pas de répit pour les économies. Le ministre du budget Bernard Cazeneuve a prévenu que l'ensemble du quinquennat serait placé sous le signe des économies, dans un entretien mis en ligne mercredi par le quotidien Les Echos.

>> Bernard Caeneuve avait abordé cette question dans un entretien à 20 Minutes

«Nous devons aux Français la vérité sur les enjeux budgétaires : il faut mettre le cap sur les économies, jusqu'à la fin de la législature. Nous avons déjà décidé de 15 milliards d'économies pour 2014, ce qui est sans précédent, comme l'a reconnu d'ailleurs mardi la Commission. En 2015, il faudra porter notre ambition encore plus loin, et continuer en 2016 et en 2017», déclare-t-il dans un entretien au quotidien Les Echos à paraître jeudi.

Un chemin exigeant

Il a qualifié ce chemin d'exigeant, «mais c'est celui qui nous sortira de la crise», a-t-il ajouté. «Je suis prêt à l'emprunter en prenant les risques nécessaires». Le ministre a en outre assuré qu'il serait «intraitable» sur le respect des objectifs de dépenses pour tenir l'objectif de prévision de déficit public à 4,1 % du Produit intérieur brut (PIB) cette année.

«Nous allons ouvrir, avec le projet de loi de Finances rectificative et le décret d'avance qui lui est associé, environ 3 milliards d'euros pour des budgets qui en ont besoin, comme l'emploi (plusieurs centaines de millions d'euros), le budget européen (1,1 milliard), les opérations extérieures de la Défense (600 millions), l'hébergement d'urgence (100 millions), etc.», a-t-il détaillé. Il a affirmé que ces crédits seront «tous compensés à l'euro près, par autant d'annulations réparties sur l'ensemble des ministères».

L'objectif des 3%

Ce nouveau tour de vis est annoncé au moment où le gouvernement français et la Commission européenne divergent sur la capacité de ramener en 2015 le déficit public de la France sous 3% du PIB. Bruxelles a estimé mardi que le déficit resterait largement au-dessus du seuil fatidique en 2015, pour atteindre 3,7%. La prévision officielle de Paris pour la même année est de 2,8%. Le seuil maximal de 3% est défini par les traités européens. Paris a obtenu de Bruxelles un délai pour ramener son déficit public dans les clous, délai qui court jusqu'en 2015.