Air France dans une zone de turbulences sociales

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Alors que les députés se penchent sur l’avenir d’Air France, la compagnie voit les conflits sociaux s’enchaîner. Après le mouvement anti-privatisation d’hier, les pilotes sont appelés, aujourd’hui et demain, à une nouvelle grève, la troisième en un mois. La direction ne prévoit pourtant que des perturbations minimes. Hier, 150 salariés ont manifesté devant l’Assemblée nationale, au moment où démarrait la discussion du projet de loi organisant la privatisation de la compagnie, un texte déjà adopté par le Sénat. Si la grève d’hier a été, selon la direction, peu suivie, celle d’aujourd’hui et de demain pourrait se révéler plus perturbatrice. Quatre syndicats appellent les pilotes à protester contre des sanctions prises envers un commandant de bord gréviste, par ailleurs délégué syndical. Air France l’assure : malgré la grève, tous les voyageurs parviendront à destination. La compagnie devrait réduire la fréquence de ses vols, en embarquant ses passagers sur des appareils de plus grande capacité. Elle devrait aussi louer pour l’occasion les appareils — et les équipages — de compagnies charter. Une solution de remplacement « respectant un cahier des charges strict, notamment en matière de sécurité », selon Air France. F. K.