Renault dans le ravin

JH

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Le marché automobile français a été marqué par une quasi stabilité pour les immatriculations de voitures neuves en février, les marques étrangères se comportant encore une fois beaucoup mieux que les marques françaises, et Peugeot tirant son épingle du jeu.
Le marché automobile français a été marqué par une quasi stabilité pour les immatriculations de voitures neuves en février, les marques étrangères se comportant encore une fois beaucoup mieux que les marques françaises, et Peugeot tirant son épingle du jeu. — Philippe Huguen AFP/Archives

- 32% ! Pour Renault, ce n’est plus un dérapage, mais une sortie de route. Le mois de novembre a été très défavorable pour le constructeur français, dont les ventes de voitures neuves ont plongé par rapport à novembre 2005 (avec 29.826 immatriculations). Sa part de marché s'établit à 19,7% contre 27,1% un an plus tôt, selon les statistiques du Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA). Et Renault entraine tout le secteur auto français dans sa chute. Il accuse une baisse de 8% en novembre (en données brutes) des ventes de voitures neuves (158.313 immatriculations).

PSA Peugeot Citroën enregistre en revanche une hausse de 3,5% par rapport au même mois de l'année précédente à 50.667 unités, se répartissant entre une hausse de 8,7% pour la marque Citroën (21.699) et une légère érosion de -0,1% pour Peugeot (28.968).

Du côté des marques étrangères, ce sont les groupes asiatiques qui cartonnent : Suzuki et Hyundai explosent (+30,3% et +27,7%). Parmi les Européens, BMW augmente de 2,3%, Fiat de 6,1%, Volkswagen de 2,5% et Ford de 2,8%. Grosse chute aussi pour DaimlerChrysler (-7,3%) et GM Europe (-20,6%).

Comment expliquez-vous cette désaffection pour Renault, le premier constructeur français?