Le monde se dirige vers une pénurie de vin

ALCOOL La banque Morgan Stanley, auteur d'une étude sur le sujet, s'attend «à une pénurie avec un bond de la demande et des prix à l'exportation»...

20 Minutes avec AFP
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Présentation de grands cru à Saint-Emilion (Gironde) en 2013.
Présentation de grands cru à Saint-Emilion (Gironde) en 2013. — ANGOT/SIPA

Gloups! Le monde se dirige vers une pénurie de vin et le verre de rouge   pourrait atteindre des prix étourdissants d'ici quelques années,  avertit  la banque américaine Morgan Stanley dans une étude.

La production mondiale de vin a culminé en 2004, où le  secteur  affichait «un excès de 600 millions de caisses de bouteilles»,  explique  Morgan Stanley dans l'étude reçue ce mercredi. Depuis, l'offre mondiale n'a cessé de décliner à la  faveur de baisse  de capacités, tombant à 1 million de bouteilles en  2012, son plus bas  niveau depuis 40 ans, ajoute la banque américaine.

Les classes moyennes russe et chinoise veulent leur part du cubi

Parallèlement, la demande mondiale n'a cessé de croître  alors que la  nouvelle bourgeoisie russe, chinoise ou d'autres pays  émergents a pris  goût au bordeaux, rioja et autres malbec: «La demande  de vin a dépassé  l'offre de 300 millions de caisses l'an dernier»,  constate l'étude. Pis, la situation va s'aggraver, alors que «la demande à l'exportation devrait accélérer à moyen terme».

«A court terme, les stocks vont diminuer car la  consommation sera  dominée par les millésimes des années passées», mais  quand ce sera au  tour de la production de 2012 d'être consommée, «nous  nous attendons à  une pénurie avec un bond de la demande et des prix à  l'exportation»,  poursuit Morgan Stanley.

Selon la banque d'affaires, l'Australie, le Chili,  l'Argentine,  l'Afrique du Sud et la Nouvelle Zélande «sont les mieux  placés pour en  profiter». A l'inverse, la situation «va se tendre particulièrement  en Europe»,  région productrice mais également fortement consommatrice,  ajoute  l'étude.