Enquête illégale sur Sarkozy: L'Elysée dément tout cabinet noir

RÉACTIONS a présidence de la République se défend après les déclarations de l’hebdomadaire «Valeurs actuelles»...

B. de V.

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François Hollande, le 11 octobre 2013 à l'Elysée.
François Hollande, le 11 octobre 2013 à l'Elysée. — WITT/SIPA

Une «cellule» secrète de l'Elysée enquêterait-elle sur Nicolas Sarkozy depuis l'Elysée? C'est ce que rapporte dans son édition à paraître ce jeudi le magazine conservateur Valeurs actuelles.

>>«Valeurs actuelles» évoque une enquête illégale de l'Elysée sur Sarkozy, à lire par ici

Dans un communiqué diffusé ce mercredi, la présidence de la République estime, elle, n’avoir fait «qu’exécuter les réquisitions adressées par les juges d’instruction et par le Conseil constitutionnel. En aucun cas elle n’est allée au-delà des demandes des juges.»

Raffarin «pas surpris»

L’Elysée précise qu’il «a été saisi, au printemps dernier, de trois réquisitions judiciaires auxquelles il a été répondu dans le strict respect du droit». Et de détailler: «Le 25 mars 2013, la Présidence a été saisie d’une réquisition judiciaire prise dans le cadre de l’instruction ouverte concernant la mise en œuvre d’une procédure d’arbitrage entre le Consortium de Réalisation (CDR) et les liquidateurs des sociétés de Bernard Tapie. Le 2 mai 2013, elle a été saisie d’une deuxième réquisition judiciaire prise dans le cadre de l’instruction ouverte pour prise illégale d’intérêt à l’occasion de la fusion des Caisses d’épargne et des Banques populaires. Par ailleurs, le 23 avril 2013, le président du Conseil constitutionnel a demandé de fournir des éléments comptables dans le cadre du recours formé contre la décision du 19 décembre 2012 de la Commission des comptes de campagne et des financements politiques rejetant le compte de campagne de Nicolas Sarkozy. Comme la loi le lui imposait, la Présidence a fait suite à cette demande.»

En outre, Jean-Pierre Raffarin a tenu à réagir aux accusations formulées par l’hebdomadaire: «Je ne suis pas choqué ni surpris. Je suis un observateur de la vie politique, suffisamment attentif pour remarquer que, systématiquement, Nicolas Sarkozy est la cible d'un certain nombre d'opérations. Visiblement, tout ça est orchestré. Je ne savais pas si cela venait de l'Elysée ou d'ailleurs, mais on voit bien que le gouvernement, dans ses difficultés, n'a qu'un seul vrai message: celui de l'héritage, de la remise en cause du “sarkosystème”.»