VIDEO. Ecotaxe: Jean-Marc Ayrault réunit élus bretons et ministres à Matignon

ECONOMIE Les discussions ont lieu sur fond de grogne fiscale...

avec AFP

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Des employés nettoient la chaussée le 27 octobre 2013 à Pont-de-Buis après les violentes manifestations contre l'écotaxe
Des employés nettoient la chaussée le 27 octobre 2013 à Pont-de-Buis après les violentes manifestations contre l'écotaxe — Fred Tanneau AFP

Jean-Marc Ayrault s'est donné un peu de temps avant de trancher sur l'écotaxe en choisissant de réunir ce mardi matin à Matignon élus bretons et ministres concernés par cette mesure qui rencontre une hostilité grandissante en Bretagne, sur fond de grogne fiscale généralisée.

Des aménagements, voire une nouveau report de cette taxe décidée durant le précédent quinquennat, étaient attendus lundi mais le Premier ministre ne rendra ses arbitrages qu'après la réunion à 10 heures à Matignon.

L'UMP boycotte

Des élus bretons - sauf les UMP qui boycottent la réunion - le préfet de région et les ministres de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, des Transports, Frédéric Cuvillier, et de l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, se rendront à Matignon.

Comme annoncé durant le week-end, Stéphane Le Foll et Frédéric Cuvillier ont adressé lundi matin au Premier ministre des propositions pour sortir du piège de l'écotaxe, décidée en 2009.

Interrogé sur la possibilité d'augmenter la détaxe de 50% déjà accordée à la Bretagne, Stéphane Le Foll a admis qu'il s'agissait d'«une bonne piste de réflexion».

«Suppression pure et simple»

Le Groupe des fédérations industrielles (GFI) et le Medef ont demandé séparément lundi au gouvernement «l'ajournement» de cette taxe qui pénaliserait le «made in France» en s'ajoutant «à une pression fiscale déjà record». Les membres du collectif qui avait appelé à un rassemblement samedi à Quimper, ont réclamé la «suppression pure et simple» de l'écotaxe.

Après les récentes reculades sur la taxation de l'excédent brut d'exploitation (EBE) ou sur les Plans épargne logement (PEL) et Plans d'épargne en actions (PEA), le gouvernement peut difficilement renoncer à cette mesure attendue par son partenaire écologiste.