Un désintérêt progressif des salariés

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Avec à peine 8 % des salariés syndiqués, la représentation des employés est en crise. « Le système tournait bien tant qu'il s'agissait seulement d'obtenir de nouveaux avantages, analyse Jean-Marie Pernot, chercheur à l'Institut de recherches économiques et sociales. Mais depuis les années 1980, on est dans un jeu de donnant-donnant, où l'on accepte de perdre sur un point pour gagner sur l'autre. » Résultat, les salariés doivent accepter des compromis pris en leur nom. D'où un désintérêt croissant pour les organisations syndicales.