«PSA restera une entreprise française», assure Arnaud Montebourg

avec AFP

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Le siège parisien de PSA Peugeot-Citroën.
Le siège parisien de PSA Peugeot-Citroën. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, assure que le constructeur automobile PSA Peugeot Citroën «restera une entreprise française», sans exclure l'hypothèse d'une arrivée au capital d'un actionnaire chinois. «PSA restera une entreprise française», affirme-t-il dans un débat «face aux lecteurs» du quotidien Le Parisien de mardi.

«Donc pas de Chinois dans le capital de Peugeot?», rebondit l'un des participants. «Je n'ai pas dit ça. Je dis que l'entreprise restera en France et française», répond le ministre, qui ne se prononce pas plus explicitement sur l'éventualité, elle aussi fréquemment avancée, d'une entrée de l'Etat au capital de PSA.

L’exemple de General Motors

«PSA est une entreprise en très grave difficulté. L'objectif est que ce constructeur qui emploie 100.000 personnes en France se relance et embauche à nouveau. C'est possible!», ajoute le ministre, en prenant pour exemple le cas de General Motors.

Le constructeur américain, qui détient depuis février 2012 7% du capital de PSA, «a fait faillite, a perdu 28.000 salariés et se remet aujourd'hui à embaucher», fait-il valoir.

Donfeng étudie «la rationalité» d’une prise de participation

Les difficultés persistantes de PSA à sortir la tête de l'eau, malgré une restructuration drastique, ont ravivé ces dernières semaines l'hypothèse de l'arrivée de nouveaux actionnaires pour soutenir le numéro un français de l'automobile.

Le dernier scénario évoqué par la presse est le recours à une augmentation de capital de 2,5 à 3 milliards d'euros à laquelle souscriraient conjointement l'Etat français et Dongfeng, le partenaire chinois du groupe. La semaine dernière, le président de Dongfeng, Zhu Fushou, a affirmé que son groupe étudiait encore «la rationalité» d'une prise de participation dans PSA.