Angola: la Bourse verra le jour entre 2014 et 2016

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L’Angola, deuxième producteur de pétrole d'Afrique derrière le Nigeria, a adopté le cadre juridique devant permettre de lancer son marché financier entre 2014 et 2016, a-t-on appris vendredi.
L’Angola, deuxième producteur de pétrole d'Afrique derrière le Nigeria, a adopté le cadre juridique devant permettre de lancer son marché financier entre 2014 et 2016, a-t-on appris vendredi. — Stephane de Sakutin AFP

L’Angola, deuxième producteur de pétrole d'Afrique derrière le Nigeria, a adopté le cadre juridique devant permettre de lancer son marché financier entre 2014 et 2016, a-t-on appris vendredi.

«Quatre régimes juridiques viennent d’être adoptés à travers la publication de décrets présidentiels, ce qui constitue le cadre légal du futur marché financier angolais», a indiqué à l’AFP Vera Daves, administratrice de la Commission du marché de capitaux, en charge de la promotion et de la régulation des marchés financiers.

«La concrétisation du processus dépend maintenant de l’initiative des secteurs public et privé avec la constitution de sociétés devant intégrer les marchés», a ajouté l’administratrice.

En mai, l’Angola a présenté un plan visant à lancer sa future Bourse, qui devrait démarrer avec une capitalisation équivalente à 10% de son Produit intérieur brut (PIB), soit environ 11 milliards de dollars sur la base de la richesse nationale en 2012.

Ancien, le projet a été plusieurs fois repoussé en raison de difficultés logistiques et technologiques mais aussi du manque de transparence dans le pays.

Le plan présenté prévoit le lancement du marché obligataire l’an prochain, avant l'ouverture du marché d'actions et à terme d’ici à 2016.

Le lancement d’une Bourse s'inscrit dans la stratégie du gouvernement de renforcer l'importance de la monnaie nationale, le kwanza, au détriment du dollar et de diversifier son économie, très dépendante du pétrole.

Grâce à ses richesses pétrolières, l'Angola affiche un taux de croissance moyen de 10% sur la dernière décennie mais la majorité de sa population continue à vivre dans une grande pauvreté.