Des salariés d'Alcatel-Lucent manifestent à Paris contre les suppressions d'emploi

MANIFESTATION Au moins un millier de salariés du groupe de télécom Alcatel-Lucent marchent ce mardi près des Invalides pour dénoncer le plan visant à supprimer 900 postes...

avec AFP

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Le 10 octobre, des salariés d'Alcatel ont manifesté à Nantes contre le plan de suppression d'emplois.
Le 10 octobre, des salariés d'Alcatel ont manifesté à Nantes contre le plan de suppression d'emplois. — FRANK PERRY / AFP

Au moins un millier de salariés de l'équipementier télécoms Alcatel-Lucent se sont rassemblés mardi à Paris, en présence des chefs de file de la CFDT et de la CGT, Laurent Berger et Thierry Lepaon, pour manifester contre le plan visant à supprimer 900 postes au sein du groupe. Ils étaient environ 1.500 en fin de matinée, près de l'esplanade des Invalides, à avoir répondu à l'appel de l'intersyndicale CFDT, CFE-CGC et CGT, selon le responsable CFDT du groupe, Hervé Lassalle, qui a indiqué que 25 bus avaient notamment convoyé des salariés depuis les sites de province.

Derrière des banderoles sur lesquelles on pouvait lire «Alcatel, une entreprise aïe teck» ou «Un plan à la Combes», du nom du directeur général Michel Combes, certains salariés portaient des gilets noirs faits avec des sacs poubelles, ornés de croix blanches dans le dos. Le numéro un de la CFDT Laurent Berger et son homologue de la CGT Thierry Lepaon ont pris part au cortège.

«Que le gouvernement agisse»

«Il faut que la direction accepte de revoir son plan et que le gouvernement agisse», a déclaré Laurent Berger, notant que «ce plan, c'est 1.800 suppressions d'emplois qui se rajoutent aux (quelque 1.400) du dernier plan». Stéphane Dubled (CGT) a souligné à ce propos que le plan prévoit 900 suppressions de postes, mais aussi 900 externalisations, ce qu'il a qualifié de «plan social déguisé». «Je suis venu apporter la solidarité et dire que les suppressions d'emploi ne sont pas acceptables», a déclaré de son côté Thierry Lepaon. «Il va falloir que le gouvernement entende les salariés» et «trouver des solutions pour que les salariés gardent leur emploi», a-t-il insisté.

10.000 suppressions de postes dans le monde

Michel Combes a affirmé mardi que le plan de restructuration, qui prévoit 10.000 suppressions nettes de postes dans le monde, était destiné à sauver l'entreprise qui, sinon, «peut disparaître». «Le plan fixe des objectifs indispensables à la survie de l'entreprise», a estimé Michel Combes, «mais il peut évidemment être amélioré. C'est l'objet du dialogue social qui s'ouvre aujourd'hui. Nous avons quatre mois pour discuter, négocier des modalités, du calendrier, des mesures d'accompagnement de ce plan», a-t-il souligné.