Afrique du Sud: Hollande annonce la signature de gros contrats pour GDF Suez et Alstom

ÉCONOMIE ertains étaient déjà dans les tuyaux...

avec AFP

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Les présidents français et sud-africain François Hollande et Jacob Zuma ont fait un tour d'horizon des dossiers diplomatiques africains, parfois sujets de désaccords, et scellé d'importants contrats commerciaux bilatéraux lundi, premier jour d'une visite du chef d'Etat français en Afrique du Sud.
Les présidents français et sud-africain François Hollande et Jacob Zuma ont fait un tour d'horizon des dossiers diplomatiques africains, parfois sujets de désaccords, et scellé d'importants contrats commerciaux bilatéraux lundi, premier jour d'une visite du chef d'Etat français en Afrique du Sud. — Alexander Joe AFP

Le président français François Hollande a annoncé lundi à Pretoria la signature d'un contrat franco-sud-africain pour la construction d'une centrale thermique, et a confirmé un énorme contrat ferroviaire conclu fin 2012.

Le chef de l'Etat, en visite d'Etat de deux jours en Afrique du Sud, a fait état d'un «accord entre GDF Suez et l'Afrique du Sud pour une centrale thermique à hauteur d'1,5 milliards (d'euros) et également une centrale solaire», lors d'une conférence de presse commune avec son homologue Jacob Zuma. Il n'a pas donné d'autres détails sur ce contrat.

Par ailleurs, a rappelé François Hollande, «Alstom va conclure avec Prasa (l'agence publique chargée des transports de voyageurs en Afrique du Sud) un contrat de plus de 4 milliards d'euros, le plus gros de ces dernières années. Alstom fournira 3.600 wagons à Prasa, dont une grande partie réalisé ici même avec plusieurs milliers d'emplois directs et indirects».

«Un bel exemple de partenariat»

«Nous allons mettre en place une formation de techniciens sud-africains», a-t-il ajouté, voyant dans ce contrat «un bel exemple de partenariat» et l'occasion de «partager une technologie, des emplois».

Alstom avait remporté ce contrat, annoncé en décembre 2012, en s'engageant notamment à créer 8.000 emplois dans le pays et en garantissant que 69% des pièces employées seraient «Made in South Africa» la deuxième année, et 99% la dixième.

Le groupe français s'était imposé dans cet appel d'offres face à des concurrents tels que le canadien Bombardier, les chinois CNR et CSR, le suisse Stadler et l'espagnol CAF.