François Fillon, le 13 septembre 2013 à Nice
François Fillon, le 13 septembre 2013 à Nice — Jean Christophe Magnenet AFP

POLITIQUE

Fin de l'ISF, moins de réglementations: François Fillon présente son programme économique «qui décoiffe»

«Il faut rouvrir des espaces de liberté», estime l'ancien Premier ministre qui juge que «tout est fait pour empêcher la croissance!»...

François Fillon, qui brigue l'investiture de l'UMP pour la présidentielle de 2017, estime que la France est entrée dans «une période durable de déclin, avec des alternances de croissance faible et de récession» et donne les grandes lignes d'un projet économique qui «décoiffe», dans un entretien publié ce lundi par le quotidien économique Les Echos. «Nous sommes en train de basculer dans un autre monde», pense-t-il.

«Il faut dire la vérité aux Français», affirme François Fillon. «Nous ne pouvons pas nous contenter de dire que remplacer la gauche par la droite suffira, automatiquement», estime-t-il.

«Le pays est allé trop loin dans l’encadrement»

«Il faut aller plus loin», car, selon lui, «on ne va pas s'en sortir avec du bricolage, des petites mesures homéopathiques». Pour ce faire, révèle Les Echos, «François Fillon lance une série d’ateliers qui travailleront pendant deux ans à l’élaboration de son projet».

«Le pays est allé trop loin dans l’encadrement, la protection, les réglementations folles pour répondre à la peur de la mondialisation», juge-t-il. «Tout est fait pour empêcher la croissance! Il faut rouvrir des espaces de liberté», assure l'ancien Premier ministre.

A cet égard, le quotidien économique souligne que «la lutte "contre l'assistanat" et "contre le tout gratuit" font leur entrée dans le répertoire» de l'ancien Premier ministre.

Pour la suppression de l'ISF

Il souhaite ainsi une réforme fiscale qui amènera «la quasi-totalité des Français à payer un impôt, même symbolique». Il entend supprimer l’impôt sur la fortune (ISF) car «c’est un impôt stupide qui rapporte peu et freine l'investissement» et le remplacer par une nouvelle tranche de l'impôt sur le revenu.

Ne croyant pas que les Français sont contre les réformes, François Fillon, qui se dit «très attaché» au dialogue social, estime que la «clé» pour emporter leur adhésion est «celle de la justice sociale». «Il ne s’agit pas de sacrifier notre modèle social, mais de pouvoir se le payer», explique-t-il.