Le centre commercial a connu une fréquentation exceptionnelle qui a surpris les commerçants.
Le centre commercial a connu une fréquentation exceptionnelle qui a surpris les commerçants. — C. VILLEMAIN / 20 minutes

Économie

Reprise économique: Pourquoi la France a des raisons d'espérer

CROISSANCE – «20 Minutes» la joue «positive attitude» en recensant les signes témoignant d’une embellie économique...

La France va-t-elle mieux? Après François Hollande cet été, le ministre de l’Economie Pierre Moscovici l’affirme à son tour dans les colonnes du Journal du dimanche. Il affirme que «les indicateurs sont bien orientés». 20 Minutes les passe en revue.

>> L’activité repart

«L'économie française va mieux», soutient Pierre Moscovici dans un entretien accordé au JDD et c’est vrai. Depuis le printemps, l’activité «a fortement rebondi», souligne l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Et ce, grâce à un redémarrage de l’industrie manufacturière (+2% au deuxième trimestre), des exportations (+2,9%) et de la production de services marchands (+0,7%).

Notre maussade météo a aussi eu un effet bénéfique, en obligeant les ménages à maintenir leurs dépenses de chauffage (+2%). Si cette embellie devrait se calmer au troisième trimestre –l’activité serait alors stable- l’Insee prévoit déjà un nouveau rebond en fin d’année. Ce que confirment les entreprises: depuis cet été, les patrons notent une amélioration du climat des affaires dans tous les secteurs et se montrent optimistes pour le dernier trimestre.

>> La croissance revient

Comme l’activité redémarre, la croissance revient. D’après l’Insee et le Fonds monétaire international (FMI), la France devrait terminer l’année à +0,2%. L'OCDE est encore plus optimiste: elle mise sur une hausse de 0,3%, alors qu’en mai, elle prévoyait une baisse de notre PIB de… -0,3%!

Evidemment, la croissance reste faible en moyenne annuelle, mais si l’Insee voit juste, le pays aura sensiblement progressé en un an. Il pourrait même retrouver fin 2013 un PIB en volume équivalent à celui du premier trimestre 2008… C’est-à-dire retrouver son niveau d’avant la crise.

>> La fiscalité se calme

En tout cas pour les entreprises. En 2014, elles devraient voir leurs prélèvements obligatoires baisser et l’Insee s’attend à ce qu’elles recommencent à investir dès le quatrième trimestre 2013 –ce qu’elles n’ont pas fait depuis plus d’un an. Certains patrons, comme Xavier Niel, le fondateur d'Iliad (Free), estiment en outre que l'environnement fiscal en France est «favorable» aux sociétés.

«Depuis le 1er janvier, la fiscalité des plus values est de 23%, elle est inférieure à celle de l'économie américaine», avance-t-il, ajoutant qu’en cas de legs, «la fiscalité est de 6% à 7%. Il y a peu de pays où la fiscalité soit si faible pour la cession d'une entreprise à ses enfants».

>> Le chômage se stabilise

Si la croissance est trop faible pour faire baisser le chômage, celui-ci devrait progresser moins vite. D’une part parce que les entreprises vont retrouver de l’activité et donc moins licencier, d’autre part, parce que le secteur non marchand (associations, collectivités, etc.) va multiplier les recrutements avec les emplois d’avenir. D’après l’Insee, le taux de chômage, qui a atteint 10,9% au deuxième trimestre, devrait terminer l’année à 11%.

>> La consommation redémarre

Bonne nouvelle: les Français retrouvent du pouvoir d’achat. Alors qu’il avait baissé de -0,9% l’an dernier, il devrait enregistrer une hausse de +0,5% cette année, malgré l’accroissement des impôts. Par ailleurs, si l’inflation reste faible, les salaires progressent (+0,9% en un an). Les Français devraient donc continuer d’augmenter leurs dépenses de consommation, surtout au dernier trimestre.