Pour Moscovici, la défiance sur la santé de l'économie «n'est pas fondée»

CROISSANCE Le ministre a accordé un entretien au «Journal du Dimanche»...

avec AFP

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Le ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, a assuré lundi qu'aucune décision n'avait été prise concernant l'éventuelle prolongation de 10 ans de la durée de vie des centrales nucléaires françaises.
Le ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, a assuré lundi qu'aucune décision n'avait été prise concernant l'éventuelle prolongation de 10 ans de la durée de vie des centrales nucléaires françaises. — Chris Kleponis AFP

Les indicateurs de l'économie française sont bien orientés et la défiance sur sa santé n'est pas fondée, a estimé le ministre français de l'économie Pierre Moscovici dans un entretien au Journal du Dimanche. «L’économie française va mieux, incontestablement. Tous les indicateurs sont bien orientés. Les anticipations de production industrielle, notamment, sont à la hausse. Sur les trois derniers trimestres, la croissance progresse à un rythme annuel de 1 %», a déclaré M. Moscovici. «La France fait mieux que la zone euro, mieux que ce qui était prévu avant l’été», a-t-il ajouté.

«Une chose me frappe pourtant, c’est la défiance dans laquelle nous vivons. Elle n’est pas fondée: nous sommes une grande économie, diversifiée, et nous renforcerons au contraire la croissance par la confiance. La reprise est là, la confiance va suivre», a-t-il estimé. Le ministre de l'économie a toutefois rappelé que «nous avons un déficit de 4,1 % du PIB cette année, que nous nous sommes engagés à réduire à 3,6 % l’an prochain, puis au-dessous de 3 % en 2015».

Rendre la fiscalité des entreprises «plus intelligente»

«Notre objectif prioritaire, c’est l’emploi, ce qui suppose que les entreprises se développent, ce qui suppose aussi que la fiscalité soit adaptée. La clé d’une reprise solide, c’est avant tout l’investissement», a-t-il indiqué en affirmant que «c’est par l’entreprise que la croissance redémarrera». Interrogé sur le mouvement de grogne des patrons concernant le poids de la fiscalité, le ministre a déclaré que des discussions avaient eu lieu avec les organisations patronales.

«Nous voulons tous parvenir à une fiscalité des entreprises plus intelligente: aujourd’hui, elle taxe trop les facteurs de production. Durant la concertation, chacun est convenu que c’était une démarche pertinente. Mais ce n’était pas mûr. Nous n’abandonnons pas cette idée. Il y aura des Assises de la fiscalité d’ici au premier trimestre 2014 pour poursuivre ce travail», a-t-il précisé.