Air France: Le nouveau plan de départs volontaires concerne 1.826 personnels au sol

ECONOMIE Parmi ces départs, 582 affectés au hub de Roissy-Charles-de-Gaulle et 591 dans ses escales de province...

avec AFP

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Un        avion low-cost de régional Hop d'Air France.
Un avion low-cost de régional Hop d'Air France. — ERIC PIERMONT / AFP

La direction d'Air France a annoncé vendredi que le nouveau plan de départs volontaires concernerait 1.826 postes (équivalents temps plein) au sol, dont 582 affectés au hub de Roissy-Charles-de-Gaulle et 591 dans ses escales de province.

S'agissant de ses personnels navigants, la compagnie chiffre le sureffectif à 350 pour les pilotes (équivalents temps plein également) et à 700 hôtesses et stewards. Elle ajoute que les mesures de traitement de ce sureffectif «seront présentées ultérieurement».

«Certaines de ces mesures donneront lieu à des négociations avec les partenaires sociaux. Ces négociations devront aboutir avant la fin de l'année, afin que les plans d'actions puissent être mis en oeuvre dès le début de l'année 2014», a prévenu la compagnie dans un communiqué publié à l'issue d'un comité central d'entreprise.

Reconversion professionnelle

Le groupe Air France-KLM a décidé de durcir son plan de restructuration Transform 2015 lancé en janvier 2012 pour parvenir à un retour à l'équilibre à fin 2014.

Air France avait justifié la nécessité d'un nouveau plan de départs volontaires (après 5.122 départs décidés dans les mesures initiales) par une conjoncture de stagnation économique en France et en Europe alors que la concurrence ne cesse de s'amplifier notamment sur son réseau domestique.

«Transform 2015 fonctionne et nos premiers efforts commencent à payer. Il faut les poursuivre et les amplifier», a de nouveau estimé Frédéric Gagey, PDG d'Air France, cité dans le communiqué. «Avec ce nouveau plan de départs volontaires pour les personnels au sol, nous souhaitons aussi concentrer notre attention sur l'accompagnement des salariés dans ces différents changements», a-t-il ajouté.

Le groupe a notamment proposé la création d'une mesure d'aide à la reconversion professionnelle et la prise en charge des différentiels salariaux.

Avant ces annonces officielles, la CGT avait dénoncé «un dépeçage» de la compagnie et jugé qu'avec le projet de la direction «les bases de province sont définitivement terminées».

La CFDT a, pour sa part, décidé de demander une expertise sur les raisons objectives de suppressions de postes, escale par escale.