Ce qui pousse les salariés à choisir la rupture conventionnelle

C. B.

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Au bureau, il est facile de se disperser.
Au bureau, il est facile de se disperser. — SUPERSTOCK / SUPERSTOCK / SIPA

La rupture conventionnelle a la cote. En 2012, ce mode de rupture du CDI sur lequel s’accordent l’employeur et le salarié ont représenté 16% des fins de contrat à durée indéterminée (CDI), démissions comprises. Mais qu’est-ce qui pousse les salariés à choisir cette voie? La Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) a mené l’enquête auprès de salariés ayant signé une rupture conventionnelle entre avril et juillet 2011 et vient de publier cette étude.

Résultat: plusieurs circonstances conduisent à la rupture de contrat, à commencer par une mésentente avec la hiérarchie ou le chef d’établissement (46% des cas), des insatisfactions liées au salaire ou au contenu du travail (39% des cas) ou encore l’existence d’un projet professionnel ou personnel (37%).

Un tiers des salariés ne serait pas parti sans rupture conventionnelle

Bénéficier des allocations chômage et éviter un conflit sont les raisons principales qui amènent les salariés à privilégier la rupture conventionnelle plutôt qu’un autre mode de rupture de leur contrat de travail, analyse la Dares. La rupture conventionnelle est-elle pour autant réellement choisie par le salarié? 38% affirment que oui.

14% pensent que le choix est avant tout celui de leur employeur et 48% estiment qu’il est le résultat d’une acceptation commune entre le salarié et son employeur. Enfin, l’étude démontre que 28% des salariés ayant signé une rupture conventionnelle pensent qu’ils seraient restés dans l’établissement en l’absence du dispositif, 40% qu’ils auraient démissionné et 22% qu’ils auraient été licenciés.