Les concurrents de la SNCF commencent à frétiller

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La bataille du rail commence demain. Les concurrents européens de la SNCF auront désormais accès aux lignes ferroviaires françaises. Une libéralisation limitée au fret et aux grands axes traversant l’Hexagone, mais qui inquiète les syndicats. Ceux-ci organisent une grève nationale mardi. Des trains allemands ou espagnols circulent déjà en France, mais en vertu d’accords signés au cas par cas. L’ouverture officielle à la concurrence constitue une petite révolution. Mais elle ne sera pas effective avant trois ou quatre mois, indique-t-on chez Réseau ferré de France (RFF), l’organisme qui gère les voies. C’est lui qui attribuera les « sillons », ces créneaux horaires que la SNCF devra partager. Les candidats devront, au préalable, obtenir un certificat de sécurité du ministère des Transports. Deux entreprises européennes en ont déjà fait la demande. Et cinq ont contacté RFF, qui se refuse à dévoiler leurs noms. C’est un enjeu de taille pour la SNCF, qui a perdu 405 millions d’euros sur le fret l’an dernier. Et alors que la Commission de Bruxelles envisage la libéralisation totale du fret d’ici à 2006, le Parlement européen lui suggère déjà celle du transport de passagers à partir de 2008. François Krug