Apple visé par une enquête de Bercy

CONCURRENCE La France a ordonné une enquête sur les relations entre Apple et ses distributeurs...

20 Minutes avec AFP
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IPhone et iPad d'Apple.
IPhone et iPad d'Apple. — ISOPIX/SIPA

  Les autorités  françaises ont ordonné une enquête sur les relations entre le géant  informatique américain Apple et ses distributeurs, a indiqué mercredi à  l'AFP une source proche du dossier, confirmant des informations de  BFMTV.

La Direction de la concurrence et de la répression des  fraudes  (DGCCRF) de Bercy enquête «sur les conditions imposées par Apple  aux  distributeurs de l'iPhone», a dit cette source qui a requis  l'anonymat.

D'après le site Internet de BFMTV, citant des sources  concordantes, cette enquête «a été commanditée par (les ministres)  Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg  et Fleur Pellerin, apparemment  soucieux de rééquilibrer le rapport de  force entre les opérateurs et le  Californien». Interrogés par l'AFP,  les trois ministères (Economie et  Finances, Redressement productif et  Economie numérique) n'ont pas  souhaité faire de commentaire.

Favoriser l'iPhone

Bercy «s'intéresserait à à peu près toutes les clauses  dictées par  la firme à la pomme: obligation de favoriser l'iPhone par  rapport aux  autres appareils, promesse d'acheter certains volumes,  etc.», écrit  BFMTV. Apple est dans le collimateur des autorités françaises depuis  plusieurs mois.

En juillet, l'Autorité de la concurrence avait mené plusieurs   perquisitions dans les locaux d'Apple France et de plusieurs de ses   distributeurs. Selon la presse, l'Autorité enquête sur les conditions   drastiques imposées par Apple à ses revendeurs, notamment en matière de   prix de vente de ses produits.

Plainte pour concurrence déloyale

Tout a commencé en avril 2012 lorsque la société eBizcuss,  premier  revendeur exclusif d'Apple en France, a déposé une première  plainte  pour concurrence déloyale, abus de position dominante et abus de   dépendance économique. eBizcuss, qui employait 130 personnes, avait  sollicité son  placement en redressement judiciaire, une situation que  son PDG de  l'époque, François Prudent, avait imputé au «comportement  totalement  déloyal» d'Apple. La liquidation de la société a été  prononcée le 31 mai  2012.