«Assistante de direction dans l'immobilier, je veux devenir commerciale en banque»

TÉMOIGNAGE as pratique de la semaine pour Gilles Payet, conseiller emploi pour «20 Minutes». Julie, 26 ans, veut changer de branche. Comment convaincre les recruteurs?...

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Julie, internaute de «20 Minutes»

Chaque semaine, la rédaction de 20 Minutes sélectionne une question d’internaute, qui sera traitée par notre conseiller en ressources humaines, Gilles Payet. Ce mercredi, zoom sur le cas de Julie, 26 ans, assistante de direction à Lille (Nord-Pas-de-Calais) qui aimerait bien enfin décrocher un job qui a des perspectives d’évolution. La réponse de Gilles est à découvrir très bientôt. 

En 2010, Julie décroche un Master 2 «Sciences de gestion», spécialisé en ressources humaines, à l’IAE de Lille. Après une année en alternance en tant qu’assistante R.H, Julie espère, en toute logique, trouver un emploi dans ce domaine.

Un poste d’assistante de direction pour l’aspect «opérationnel»

Premier blocage. La société du secteur immobilier qui l’emploie, n’embauche pas dans ce service. N’embauche pas tout court en fait. «La conjoncture n’est pas avec moi, nous dit Julie, étouffant un rire jaune. Ma boîte va perdre la moitié de son effectif car une de nos filiales est en train de fermer.»

Par défaut, Julie accepte donc un poste d’assistante de direction, choisissant de privilégier l’aspect «opérationnel». «Je voulais connaître mes clients, comment fonctionne l’entreprise», quitte à s’éloigner de ses envies de carrière. Car la jeune fille ne perd pas de vue son ambition: obtenir un poste qui lui permette d’évoluer. 

Après un an et demi à tenter de revenir aux ressources humaines, dans son entreprise et en dehors, Julie est lucide. «J’ai senti qu’il n’y aurait pas de suite», lâche-t-elle.

«En France, on est très vite marqué d’une étiquette»

Elle élargit alors ses recherches. Visant les secteurs porteurs et misant sur une possibilité de carrière. Conclusion: elle décide de s’orienter vers un poste de conseiller commercial dans une banque. «J’ai vu qu’il y avait des offres et des structures suffisamment grosses pour que l’évolution ne soit pas tabou», explique Julie, pragmatique.

Problème, Julie n’a pas le profil commercial. «En France, on est très vite marqué d’une étiquette, déplore-t-elle. J’ai bien conscience que mon manque d’expérience me cantonne aux postes juniors.» Ou à reprendre ses études. Mais Julie exclut d’emblée l’idée. «Je l’ai déjà fait, je suis diplômée. Maintenant, j’ai envie d’être sur le terrain et d’avoir des responsabilités.»

La question de Julie à Gilles Payet: Comment réussir à séduire un recruteur avec mon diplôme et sans expérience concrète dans le domaine commercial?

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