Air France va supprimer 2.800 postes supplémentaires

M.B. avec AFP

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Un        avion low-cost de régional Hop d'Air France.
Un avion low-cost de régional Hop d'Air France. — ERIC PIERMONT / AFP

Le régime d’Air France se poursuit. La compagnie a confirmé ce mercredi les suppressions de 2.800 postes en 2014 qui auront lieu via des départs volontaires.

Ses nouvelles suppressions viendront s'ajouter aux 5.122 postes déjà supprimés entre 2012 et fin 2013 dans le cadre du plan Transform 2015. Au total depuis deux ans, entre juin 2011 et juin 2013, les effectifs d'Air France ont fondu de 5.600 postes, passant de 106.300 salariés à 100.700, intérimaires compris.

Transform 2015, lancé en janvier 2012, vise deux milliards d'euros d'économies en trois ans, grâce à une amélioration de la productivité, et prévoit de ramener la dette à 4,5 milliards fin 2014 contre 6,5 milliards en janvier 2012.

Un plan de restructuration amplifié…

La direction a décidé de l'amplifier en raison de la persistance des difficultés financières sur le court et le moyen-courrier, ainsi que dans l'activité cargo.

Un bilan des bases de province, pour lesquelles la direction examine différents scénarios, sera également dressé au cours du CCE de mercredi et le programme des vols hiver 2013/2014 sera évoqué.

Mises en place pour contrer les compagnies low cost, les bases de Marseille, Nice et Toulouse ont jusqu'à présent produit des résultats insuffisants pour renouer avec les bénéfices.

…qui commence à porter ses fruits

Selon Les Echos, les escales les plus coûteuses devraient passer par «des mesures nouvelles contraignantes, comme le recours à la sous-traitance», tandis que les bases de Marseille, Nice et Toulouse «subiraient de nouvelles coupes franches dans leur programme avec le rapatriement sur Paris d'une partie des équipages». Mais, précisent Les Echos, «aucune fermeture ne sera décidée».

La restructuration mise en oeuvre depuis janvier 2012 s'est traduite par des résultats en nette amélioration au deuxième trimestre 2013. D'avril à juin, le groupe a divisé par cinq sa perte nette, à -163 millions d'euros.