Une succession en douceur

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Jean-Luc Lagardère n’avait pas attendu que son fils achève ses études pour en faire son successeur attitré. « Je ne suis pas monarchiste, avait-il expliqué alors, mais ce groupe, je ne l’ai pas bâti pour, à la fin de ma vie, disposer d’une plus grande plus-value. Ce n’est pas mon objectif, et ce n’est pas non plus celui d’Arnaud. » A charge désormais pour Arnaud, 42 ans demain, de transformer ce rêve dynastique en réalité. Il s’y prépare depuis son entrée dans le groupe. En 1987, il devient vice-président du conseil de surveillance d’Arjil, une banque dont le nom – Ar pour Arnaud, Jil pour Jean-Luc – résume à lui seul cette ambition. Après avoir dirigé la filiale multimédia Grolier aux Etats-Unis, il devient officiellement cogérant du groupe en 1998, et prend la tête de sa branche médias deux ans plus tard. Une intronisation qui lui permet de sortir de l’ombre paternelle.