Hollande vante les 34 plans pour le redressement industriel

INDUSTRIE Le Président promeut une politique «ni libérale, ni dirigiste»...

20 Minutes avec AFP
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François Hollande a détaillé et défendu ses 34 plans pour le redressement industriel jeudi 12 septembre 2013 au palais de l'Elysée.
François Hollande a détaillé et défendu ses 34 plans pour le redressement industriel jeudi 12 septembre 2013 au palais de l'Elysée. — Charles Platiau/AP/SIPA

Le président François Hollande a vanté mercredi  «les 34  plans de  bataille» engagés par l'exécutif pour doper l'industrie  française et  «hisser la France au meilleur niveau de la compétition  mondiale»,  promouvant une politique «ni libérale, ni dirigiste», qui  laisse sa  place à «l'initiative privée».

Ces 34 plans  «sont autant de plans de bataille pour hisser la  France, ses entreprises  au meilleur niveau de la compétition mondiale»,  ce «sont autant de  nouvelles frontières technologiques que nous  voulons dépasser,  repousser», a lancé le chef de l'Etat.

Devant un parterre d'industriels qui avaient auparavant  présenté  leurs dernières prouesses technologiques, il a souligné que ces  plans  n'étaient pas sortis de «l'esprit de fonctionnaires, par ailleurs   nécessaires, mais qui n'ont pas toujours la connaissance de ce que peut   être l'indutrie de demain» ni «conçus par des ministres, par ailleurs   nécessaires, mais qui n'ont pas toujours la clairvoyances sur les grands   enjeux de l'économie de demain et de l'industrie».

«Il ne s'agit pas de revenir aux grands plans des années 60  et 70 où  l'Etat était à la fois inventeur, prescripteur, producteur et  client  final. Ce temps là est terminé», a-t-il enchaîné.

Les programmes seront évalués tous les six mois

«L'Etat n'a pas à se substituer à l'initiative privée car ce  sont  les industriels qui connaissent les marchés, les clients, les   technologies. Il lui revient de définir un cadre, d'accompagner et de   stimuler», a estimé le chef de l'Etat. Il a ainsi souhaité que «tous les   outils économiques de la puissance publiques» soient mis au service de   ces plans citant en particulier la Banque publique d'investissement,  le  commissariat général à l'investissement, la Caisse des dépôts, les  pôles  de compétitivité

Il a souligné que «les programme des investissements d'avenir   avaient d'ores et déjà dégagés 3,5 mds d'euros» pour ces programmes qui   seront évalués «tous les six mois».

«Ni libérale, ni dirigiste»

«Nous avons un objectif recréer les emplois industriels qui  ont été  détruits lors de la précédente décennie», a aussi fait valoir le  Président.

Pour le président de la République, «notre politique  industrielle  n'est ni libérale, ni dirigiste, elle ne se veut ni  rhénane, ni  anglosaxone. Elle est française, pragmatique et fidèle à une  tradition  d'audace, de créativité et d'excellence scientifique et  industrielle».

Le détail des 34 plans.