Impôt sur le revenu: Ayrault annonce une décote pour les plus modestes

FISCALITE Elle doit permettre aux plus modestes d'être exonérés d'impôt sur le revenu en 2014...

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Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé mercredi l'instauration d'"une décote" permettant aux plus modestes d'être exonérés d'impôt sur le revenu en 2014.
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé mercredi l'instauration d'"une décote" permettant aux plus modestes d'être exonérés d'impôt sur le revenu en 2014. — Patrick Kovarik AFP

«Justice sociale»: c'est un des principes qui a guidé l'élaboration du projet de Budget 2014, selon le chef du gouvernement.

«Aller plus loin»

A la sortie du Conseil des ministres où a été faite une communication sur le projet de budget 2014, Jean-Marc Ayrault a rappelé que le gouvernement avait décidé «de réindexer» le barème de l'impôt sur le revenu sur l'inflation, ce qui «évitera à des personnes d'entrer dans l'impôt sur le revenu», c'est-à-dire de devenir imposables.

Voulant «aller plus loin», le Premier ministre a annoncé dans la cour de l'Elysée «une mesure de pouvoir d'achat qui est très importante», consistant à «faire en sorte qu'il y ait une décote qui permettra aux salaires les plus modestes mais aussi aux retraités les plus modestes» de ne pas être imposés.

Invité de «Questions d'Info» LCP/FranceInfo/LeMonde/AFP, le ministre chargé des relations avec le Parlement, Alain Vidalies, a indiqué que le montant de cette décote «sera dans le débat parlementaire».

L'objectif, a-t-il dit, est que «moins de gens rentrent dans le barême» ou de «permettre à des gens d'en ressortir».

Environ 1,5 millliard pour les plus démunis

Le projet de budget comporte aussi, a fait valoir Jean-Marc Ayrault , «d'autres mesures de justice, de pouvoir d'achat» comme «l'augmentation des bourses» pour les étudiants, à la fois sur le montant et «le nombre» de bénéficiaires.

«Dans ce budget, il y a une priorité croissance, emploi, il y a une priorité justice sociale», a affirmé Jean-Marc Ayrault.

Mercredi matin, le rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale, Christian Eckert (PS), avait affirmé que l'ensemble des nouvelles mesures de soutien aux plus démunis représentait «un milliard et demi» d'euros.

Interrogé sur ce chiffre, Alain Vidalies a confirmé l'ordre de grandeur: «l'exemple que vous citez ne paraît pas hors débat».