Wall Street prudente, surveille l'emploi américain et la Fed

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Wall Street s'affichait en nette baisse lundi à l'ouverture, plombée par le prolongement de la paralysie de l'Etat fédéral américain alors qu'aucune avancée n'a été obtenue sur le budget au cours du week-end: le Dow Jones abandonnait 0,80% et le Nasdaq 0,57%.
Wall Street s'affichait en nette baisse lundi à l'ouverture, plombée par le prolongement de la paralysie de l'Etat fédéral américain alors qu'aucune avancée n'a été obtenue sur le budget au cours du week-end: le Dow Jones abandonnait 0,80% et le Nasdaq 0,57%. — Spencer Platt Getty Images

Wall Street a terminé dans le vert jeudi, au terme d'une séance calme marquée par une fête juive et une attitude attentiste malgré de relativement bons indicateurs: le Dow Jones a grappillé 0,04% et le Nasdaq 0,27%.

Selon des résultats définitifs à la clôture, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average s'est apprécié de 6,61 points à 14.937,48 points et le Nasdaq, à dominante technologique, de 9,74 points à 3.658,78 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 s'est adjugé 0,12% (+2 points), à 1.655,08 points.

Les principaux indices ont gagné du terrain pour la troisième séance consécutive alors que les investisseurs ont «passé au crible une série contrastée d'indicateurs», a noté la banque Wells Fargo.

Ainsi, la journée a été riche en données macroéconomiques sur la place new-yorkaise.

Les nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis ont d'abord surpris les analystes en reculant de 9.000 à 323.000 pour la semaine close le 31 août, leur plus bas niveau depuis janvier 2008.

Par ailleurs, les embauches ont continué à progresser en août dans le secteur privé aux Etats-Unis, même si c'est à un rythme moins marqué qu'au mois précédent, selon la société de services informatiques ADP.

Autre indicateur encourageant, la productivité des entreprises américaines a progressé de 2,3% au deuxième trimestre, faisant mieux que prévu.

Par ailleurs, les commandes industrielles pour juillet se sont affichées en baisse de 2,4%, mais elles étaient contre-balancées par l'indice ISM d'activité dans les services pour août, qui a réalisé un bond surprise en atteignant son plus haut niveau depuis janvier 2008.

«Sachant que la grande majorité des emplois américains sont dans les services», a souligné Jack Ablin, de Harris Private Bank, «cela aurait pu faire bouger un peu plus le marché», qui attend avec impatience la publication vendredi du rapport mensuel sur l'emploi et le chômage aux Etats-Unis.

La Réserve fédérale a prévenu qu'elle pourrait dès septembre réduire ses aides (85 milliards de dollars par mois sous forme de rachats d'actifs) si elle jugeait la reprise assez vigoureuse.

Mais comme l'a fait remarquer Jack Ablin, la journée de jeudi était celle de Roch Hachana, une fête juive célébrant la nouvelle année du calendrier hébreu, ce qui a pu ralentir l'activité.

Parmi les secteurs qui ont tiré la Bourse vers le haut, celui de l'énergie a bénéficié de la hausse du prix du pétrole, à la fois provoquée par une baisse des stocks de brut américain et par les menaces d'un conflit d'envergure au Moyen-Orient si se concrétisaient les frappes militaires occidentales actuellement en discussion au sommet du G20 en Russie.

Le groupe américain de services pétroliers Halliburton a pris 1,41% à 49,77 dollars. Le numéro un mondial du secteur parapétrolier, le franco-américain Schlumberger, a gagné pour sa part 1,64% à 84,22 dollars.

En revanche, le secteur des télécommunications et des services publics, comme l'eau et l'électricité, «sensible à la hausse des taux d'intérêt» selon Jack Ablin, était à la peine.

Le groupe de téléphonie AT&T a ainsi perdu 1,19% à 33,34 dollars.

Et son rival Verizon, qui prépare une émission obligataire record de 25 milliards de dollars pour refinancer les prêts souscrits pour l'acquisition de la totalité de Verizon Wireless, a effacé 0,30% de sa valeur, à 46,64 dollars.

Du côté des technologies, le spécialiste des bonnes affaires en ligne Groupon s'est arrogé 3,55% à la faveur d'une bonne note d'analystes de Morgan Stanley.

L'équipementier en télécoms finlandais Nokia, qui a annoncé cette semaine le rachat de sa division téléphones portables par le géant informatique américain Microsoft, a gagné 3% à 5,49 dollars. Microsoft a grappillé 0,14% à 31,24 dollars.

L'américain Alliant Techsystems (ATK), groupe de défense et d'armement issu d'une scission d'avec Honeywell, a pris 1,16% à 98,34 dollars. Il a annoncé jeudi le rachat au fonds d'investissement MidOcean Partners de la société Bushnell, spécialisée dans les équipements optiques militaires ou sportifs, pour 985 millions de dollars.

Le marché obligataire a nettement reculé. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a progressé à 2,979% contre 2,848% mercredi soir et celui à 30 ans à 3,878% contre 3,799% la veille.

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