RFF et ADP prêts à construire la liaison rapide entre Paris et Roissy Charles-de-Gaulle

TRANSPORTS Réseau Ferré de France (RFF) et Aéroports de Paris (ADP) sont prêts à se lancer dans la construction d'une liaison rapide entre Paris centre et Roissy Charles-de-Gaulle...

avec AFP

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Réseau Ferré de France (RFF) et Aéroports de Paris (ADP) sont prêts à se lancer dans la construction d'une liaison rapide entre Paris centre et Roissy Charles-de-Gaulle
Réseau Ferré de France (RFF) et Aéroports de Paris (ADP) sont prêts à se lancer dans la construction d'une liaison rapide entre Paris centre et Roissy Charles-de-Gaulle — Eric Piermont AFP

Réseau Ferré de France (RFF) et Aéroports de Paris (ADP) sont prêts à se lancer dans la construction d'une liaison rapide entre Paris centre et Roissy Charles-de-Gaulle, a indiqué mercredi le PDG d'ADP.

«Ce qui est clair aujourd'hui, c'est que Réseau Ferré de France, probablement instruit par le Ministre des transports, accepte de se lancer dans un projet de construction d'une infrastructure avec Aéroports de Paris», a déclaré Augustin de Romanet devant les journalistes de l'Association des journalistes professionnels de l'aéronautique et de l'espace (AJPAE).

«Je ne dois pas demander à l'Etat quelque chose qu'il n'a pas les moyens de financer»

Et ADP s'engage «comme actionnaire de ce gestionnaire d'infrastructures», a-t-il ajouté, soulignant l'évolution de la position du groupe «puisque dans le passé, la société estimait que cela n'était pas de son devoir». Chez RFF, on confirme que «le gouvernement a demandé à ADP et RFF de travailler ensemble pour faire des propositions sur la mise en œuvre du projet CDG Express».

«Je pense que compte-tenu de la situation des finances publiques, je ne dois pas demander à l'Etat quelque chose qu'il n'a pas les moyens de financer et je préfère ne pas chiffrer les coûts de la non réalisation de CDG express», a souligné de Romanet. «Je préfère être positif et pro actif avec RFF».

Déclaré d'utilité publique en décembre 2008, le projet d'une liaison ferroviaire directe de 32 kilomètres entre la capitale et l'aéroport international Paris-Charles de Gaulle avait été attribué en concession à Vinci, avec une entrée en service prévue en 2014. Mais le groupe de BTP avait finalement jeté l'éponge.

Mise en service de l'équipement: vers 2023

Le gouvernement a depuis relancé le projet en ouvrant une nouvelle procédure de consultation. La nouvelle mouture devra être financée par les recettes des utilisateurs et des passagers aériens, sans apport de subvention de l'Etat et des collectivités locales. Augustin de Romanet a précisé que la taxe par passager «ne viendrait à être effective qu'à partir de la mise en service de l'équipement, vers 2023».

L'inflexion de la position d'Aéroports de Paris devrait contribuer à débloquer ce dossier épineux. Son PDG a enfin expliqué que «tous les professionnels d'exploitation -- RATP, Transdev, Deustche Bahn, SNCF -- seront appelés à concourir pour l'exploitation de cette ligne». Reste au gouvernement et au ministre des transports à décider le type d'option technique. «Nous avons remis conjointement un dossier au Ministre des transports fin juin/début juillet sur lequel nous attendons désormais des orientations», a-t-on expliqué chez RFF.