RSA, Allocation adulte handicapé… Tout ce qui change au 1er septembre

M.B.

— 

Le calcul du seuil de pauvreté est basé sur le revenu médian
Le calcul du seuil de pauvreté est basé sur le revenu médian — JS EVRARD/SIPA

Pour une fois ce sont plutôt des bonnes nouvelles qui vous attendent. Alors que le gouvernement a annoncé ce vendredi qu’il n’augmenterait pas le prix du tabac à compter du 1er octobre, après la hausse de 20 centimes en juillet, plusieurs changements interviennent ce dimanche et sont susceptibles d’améliorer (un peu) votre pouvoir d’achat.

Hausse de 2% du RSA

D’abord les bénéficiaires du RSA socle versé à près de 1,5 million de personnes sans ressources, soit une hausse de 6,6% entre 2012 et 2013, vont profiter après une revalorisation au 1er janvier, d'une nouvelle augmentation de 2% à 493 euros soit 10 euros de plus pour une personne seule. La prestation sera  de 1 035 euros par mois pour un couple avec deux enfants (+20 euros) et de 844 euros par mois (+17 euros) pour une mère isolée avec un enfant de moins de trois ans. Les 700.000 bénéficiaires du RSA activité profiteront aussi d’une revalorisation de 2%. Sur l’ensemble du quinquennat, le gouvernement souhaite revoir à la hausse de 10% le montant du RSA socle.

Une aide pour 10.000 jeunes

Le RSA socle, 10.000 jeunes en situation de précarité vont pouvoir commencer à en bénéficier à travers la «garantie jeune». Ce dispositif se met en place dans dix départements pilotes (Bouches-du-Rhône, Réunion, Vaucluse, Lot-et-Garonne, Allier, Finistère, Eure, Aude, Seine-Saint-Denis, Vosges.). A terme, 100.000 jeunes pourraient en bénéficier. En échange, ils devront suivre pas à pas les étapes du parcours construit avec la mission locale qui propose un accompagnement intensif, donnant lieu à des propositions régulières de formation ou d’emploi.

+1,75% l’AAH

Pour les 950 000 allocataires de l'allocation adulte handicapé (AAH), la revalorisation sera de 1,75%. Ces derniers présentent soit un taux d'incapacité d'au moins 80 %, soit un taux d’incapacité compris entre 50 et 79 % et une restriction substantielle et durable d'accès à un emploi. Le montant pour une personne seule sans ressources passe ainsi de 776,59 à 790,18 euros par mois.

Afin de fluidifier le marché immobilier, la durée minimale de détention d'un logement, hors résidence principale, au terme de laquelle il est totalement exonéré de plus-values immobilières au moment de sa vente sera baissée de 30 à 22 ans. Par ailleurs, l'exonération au titre des prélèvements sociaux (CSG et CRDS) interviendra désormais de manière progressive chaque année et sera totale au bout de 30 ans. Un abattement exceptionnel supplémentaire de 25% s'appliquera aux ventes de résidences secondaires réalisées entre le 1er septembre 2013 et le 31 août 2014.