Vincent Bolloré laisse la tête d'Havas à son fils Yannick

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Vincent Bolloré a clarifié mardi ses intentions concernant Vivendi dont il est le premier actionnaire, indiquant ne pas vouloir diriger le groupe de médias et de télécoms tout en gardant la main sur sa gouvernance.
Vincent Bolloré a clarifié mardi ses intentions concernant Vivendi dont il est le premier actionnaire, indiquant ne pas vouloir diriger le groupe de médias et de télécoms tout en gardant la main sur sa gouvernance. — Jean-Pierre Muller AFP

Le groupe publicitaire français Havas a officialisé vendredi la nomination en tant que président de Yannick Bolloré, qui remplace ainsi son père Vincent Bolloré, premier actionnaire d'Havas avec plus du tiers des parts.

Yannick Bolloré, âgé de 33 ans, qui était auparavant directeur général délégué de Havas reprend ainsi le siège de son père Vincent Bolloré, 61 ans, qui était président du conseil d'administration du groupe publicitaire depuis 2005. Il préside également le groupe familial du même nom.

A la date du 12 avril dernier, Vincent Bolloré détenait directement et indirectement, par l'intermédiaire des sociétés Bolloré et Financière de Sainte-Marine, 36,88% du capital et des droits de vote de Havas.

Le passage de relais entre le père et le fils avait été annoncé en juin par Vincent Bolloré lors de l'Assemblée générale du groupe.

Par ailleurs, Havas a réalisé au premier semestre 2013 un bénéfice net en hausse de 3%, à 58 millions d'euros. Son chiffre d'affaires est resté stable (+1%) à 837 millions.

«Au premier semestre 2013, la rentabilité du groupe s'est améliorée significativement et nous avons atteint un niveau record de 13% de marge opérationnelle», contre 11,9% au premier semestre 2012, a commenté le directeur général Monde David Jones cité dans le communiqué.

Le résultat opérationnel a progressé de 8% de janvier à juin et s'élève à 100 millions d'euros contre 93 millions pour la période équivalente en 2012.

Le groupe a enregistré au deuxième trimestre une progression de sa croissance en France (+3,3%) et au Royaume Uni (+2,0%).

Sur la même période «l'Amérique du Nord est redevenue positive et l'Amérique Latine a retrouvé une croissance à deux chiffres» (+15,1%), souligne le groupe.

En Asie Pacifique, la perte du contrat Vodafone «n'aura plus d'impact au second semestre 2013», indique Havas.La Chine a en effet été pénalisée au deuxième trimestre par l'annulation d'un contrat média significatif, mais «les autres activités se portent bien» et Hong Kong, Taiwan, le Japon et l'Indonésie «ont enregistré une croissance à deux chiffres».

En 2012, Havas a réalisé un bénéfice net de 126 millions d'euros, et un chiffre d'affaires de 1,78 milliard d'euros.