Fin de l'aide à l'apprentissage: colère du patronat des travaux publics

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La Fédération nationale des travaux publics (FNTP) estime vendredi que la suppression de l'indemnité versée aux employeurs d'apprentis est un "nouvel obstacle au développement des modes de formation en alternance" et affectera environ 4.000 entreprises du secteur.
La Fédération nationale des travaux publics (FNTP) estime vendredi que la suppression de l'indemnité versée aux employeurs d'apprentis est un "nouvel obstacle au développement des modes de formation en alternance" et affectera environ 4.000 entreprises du secteur. — Dieter Nagl AFP

La Fédération nationale des travaux publics (FNTP) estime vendredi que la suppression de l'indemnité versée aux employeurs d'apprentis est un «nouvel obstacle au développement des modes de formation en alternance» et affectera environ 4.000 entreprises du secteur.

«Le gouvernement ajoute un nouvel obstacle au développement des modes de formation en alternance» avec l'annonce le mois dernier de la suppression de l'indemnité compensatrice forfaitaire (ICF) pour les entreprises de 10 salariés et plus qui embauchent un apprenti, selon un communiqué de la FNTP.

Cette mesure est «un mauvais coup porté aux entreprises s'engageant en faveur de l'apprentissage», et «va à l'encontre de l'objectif qu'il (le gouvernement) s'est lui-même fixé: atteindre l'effectif de 500.000 apprentis en France en 2017, contre 435.000 aujourd'hui», ajoute la fédération.

La FNTP rappelle que, depuis 10 ans, la profession réalise un effort considérable pour développer les modes de formation en alternance, par la création d'un réseau de centres de formation d'apprentis, et par la formation et la valorisation des tuteurs.

«On a doublé le nombre d'apprentis en sept ans, de 3.000 en 2007 à plus de 6.000 aujourd'hui», a indiqué à l'AFP Jean-Christophe Goux-Reverchon, porte-parole de la fédération, qui craint «que ce développement soit freiné par cette mesure».

Cette suppression de l'aide «va toucher la moitié des 8.000 entreprises du secteur», a-t-il précisé.

«Cette décision apparaît donc en totale contradiction avec le discours du gouvernement en faveur du développement de l'alternance et de la mobilisation pour l'emploi des jeunes», poursuit la fédération dans son communiqué.

La disparition annoncée en juillet de l'indemnité compensatrice, un forfait de minimum 1.000 euros par an, financée par l'Etat et versée par les régions, a suscité un tel tollé dans les entreprises et les régions que le gouvernement avait reculé en annonçant un nouveau dispositif qui sera créé pour les TPE de moins de 10 salariés.

Les très petites entreprises (TPE), 66% des bénéficiaires de l'indemnité supprimée, seront donc épargnées. Soit la majorité des employeurs d'apprentis en France.