La Bourse de Paris refuse de prendre des risques et termine en nette baisse

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L'hésitation devrait dominer la semaine prochaine à la Bourse de Paris en l'absence de rendez-vous forts, les investisseurs cherchant à anticiper les choix de la banque centrale américaine avant sa dernière réunion de l'année mi-décembre.
L'hésitation devrait dominer la semaine prochaine à la Bourse de Paris en l'absence de rendez-vous forts, les investisseurs cherchant à anticiper les choix de la banque centrale américaine avant sa dernière réunion de l'année mi-décembre. — Eric Piermont AFP

La Bourse de Paris a terminé en nette baisse vendredi (-1,32%), refusant de prendre des risques avant d'en savoir plus sur une possible intervention militaire en Syrie.

L'indice CAC 40 a perdu 52,57 points à 3.933,78 points, dans un volume d'échanges modéré de 2,9 milliards d'euros. La veille, il avait rebondi de 0,65% après trois séances de baisse, sur fond de craintes d'une escalade au Moyen-Orient.

Parmi les autres marchés européens, Francfort a lâché 1,12% et Londres 1,08%. Par ailleurs, l'Eurostoxx 50 a perdu 1,34%.

Hésitant depuis les premières transactions, le marché parisien a perdu du terrain dans l'après-midi, après un début de séance en baisse de Wall Street.

«Personne ne va se mettre à acheter des actions avant un week-end avec autant d'incertitudes sur la Syrie. Tout le monde a les yeux rivés sur le Moyen-Orient», estime Frédéric Rozier, gérant chez Meeschaert Gestion Privée.

Les Etats-Unis recherchent toujours «une coalition internationale» pour répondre à l'attaque présumée à l'arme chimique du régime de Damas sur des civils, a déclaré en matinée le chef du Pentagone, au lendemain du rejet par le Parlement britannique de toute intervention militaire unilatérale contre Damas.

La prudence est également de mise «avant un week-end de trois jours aux Etats-Unis», souligne M. Rozier. Wall Street ne rouvrira ses portes que mardi, puisque lundi les marchés américains seront fermés à l'occasion du jour férié du Travail.

En outre, vendredi est la dernière séance du mois, ce qui «peut accentuer un peu le mouvement de prises de bénéfices», selon le gérant.

Au cours de cette séance, les investisseurs étaient donc à la recherche de prises de profits «plus particulièrement avant le mois de septembre où les spéculations vont bon train sur un début de changement» de la politique monétaire de la Fed, indique Ishaq Siddiqi, analyste chez ETX Capital.

Les marchés continuent à redouter un resserrement de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) en cas d'amélioration durable de la conjoncture aux Etats-Unis.

La semaine prochaine, ils surveilleront à ce titre de nombreux indicateurs majeurs aux Etats-Unis, avec notamment les chiffres de l'emploi. Une réunion de la Banque centrale européenne (BCE) est également au programme.

Ils ont en revanche peu tenu compte des différents indicateurs économique du jour, pourtant «globalement satisfaisants», observe M. Rozier.

En zone euro, en août, l'inflation a fortement ralenti, à 1,3% sur un an, et l'indice de confiance économique a continué de s'améliorer.

Aux Etats-Unis, le moral des ménages a reculé moins que prévu en août, selon l'Université du Michigan. L'activité économique de la région de Chicago a par ailleurs progressé en août conformément aux attentes.

Parmi les valeurs, L'Oréal (+3,15% à 126,25 euros) s'est distingué en tête du CAC 40 grâce à de bons résultats semestriels. Le PDG du groupe, Jean-Paul Agon, a par ailleurs assuré ne pas avoir dit que le groupe de cosmétiques était prêt à racheter la participation de Nestlé à son capital, contrairement aux propos qui lui ont été attribués par un quotidien.

Les valeurs bancaires ont tiré le marché vers le bas, avec BNP Paribas (-2,01% à 47,42 euros), Crédit Agricole (-2,61% à 7,65 euros) et Société Générale (-1,65% à 33,12 euros).

De même, les valeurs du pétrole ont souffert, après avoir été en vedette une bonne partie de la semaine. Total a perdu 1,40% à 41,92 euros et Technip 1,31% à 88,00 euros.

Hermès a gagné 2,11% à 253,70 euros après un bénéfice net en hausse au premier semestre.

Lagardère a souffert (-2,54% à 23,04 euros) malgré un bénéfice net qui s'est envolé au premier semestre grâce à la cession de ses parts dans EADS.

Ipsen a perdu 2,44% à 28,00 euros après une révision à la baisse de ses objectifs de vente 2013.

Danone a reculé (-1,61% à 56,34 euros) après une note d'analystes négative sur le secteur.

Arkema (+0,49% à 76,47 euros) a bénéficié d'un relèvement de recommandation par Exane BNP Paribas.

Etam Developpement s'est envolé (+25,87% à 22,53 euros), le titre s'ajustant à l'offre d'achat du groupe sur ses titres à 23 euros.

Les résultats de Boiron (+7,90% à 44,91 euros) et Mersen (+2,80% à 19,83 euros) ont été salués.

Enfin, Archos, qui prévoit de vendre deux millions de tablettes dans le monde en 2013, a gagné 4,44% à 4,00 euros.

Euronext (CAC 40)