Niveau de fiscalité: «Il faut faire attention», selon Fabius

avec AFP

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Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius à Bruxelles le 21 août 2013
Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius à Bruxelles le 21 août 2013 — Georges Gobet AFP

Après les déclarations de Julien Dray, voici celles du ministre des Affaires étrangères qui s'expriment sur les impôts. Le numéro deux du gouvernement, Laurent Fabius, a estimé jeudi qu'en matière de fiscalité «il y a un niveau au-delà duquel on ne doit pas monter», en appelant l'exécutif à être «très très prudent», interrogé ce jeudi sur RMC-BFMTV.

«Je ne sais pas ce que va faire le gouvernement et honnêtement je ne vais pas mettre en plus mon grain de sel», «je ne m'occupe que des affaires du monde», a déclaré sur RMC-BFMTV le ministre des Affaires étrangères et ancien Premier ministre, en réponse à une question sur la fiscalisation des heures supplémentaires.

Il faut être très très prudent

«La question qui est posée de façon plus générale, et elle est légitime, c'est au fond quel est le niveau de prélèvement ?», a-t-il ajouté. «Et je pense qu'il faut faire attention». «Il faut faire attention parce qu'il y a un niveau au-delà duquel on ne doit pas monter, ce sont de vieilles idées chez moi», a insisté Laurent Fabius, qui fut notamment ministre de l'Economie et des Finances de 2000 à 2002 dans le gouvernement de Lionel Jospin.

«Il faut être très très prudent, oui oui, vraiment très prudent, parce que sinon ça se retourne. Je ne dis pas du tout que ce soit facile, mais il faut faire très attention à ça, et puisque il y a eu un regain de croissance au deuxième trimestre, qu'on n'attendait pas mais qui est là et qui est très positif, essayons de continuer ce mouvement-là», a-t-il conclu.

Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, a promis mardi un budget 2014 qui «soutienne la croissance», en répétant qu'il y aurait une «décélération» des prélèvements obligatoires, prélude à leur «stabilisation» en 2015.