Croissance, hausses d'impôts... L'UMP charge Pierre Moscovici

INDICATEUR Le ministre de l'Economie va annoncer de nouvelles prévisions concernant l'activité en septembre...

M.B.

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Pierre Moscovici, ministre de l'Economie et des Finances, à la sortie d'un conseils des ministres le 6 mars 2013.
Pierre Moscovici, ministre de l'Economie et des Finances, à la sortie d'un conseils des ministres le 6 mars 2013. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Rectification. Sur RTL, ce dimanche, le ministre de l’Economie a tenu à mettre les points sur les i.

Dans une interview accordée à Corse matin samedi, il expliquait que sa prévision de croissance pour la France sur l’ensemble de l’année était comprise entre -0,1% et + 0,1%. Or jusqu’ici le gouvernement tablait jusqu'à présent sur une modeste progression de l'activité de l'ordre de 0,1% de l'économie du pays. Plusieurs observateurs ont donc estimé que Pierre Moscovici venait de réviser à la baisse sa prévision pour 2013.

«Non, il n'y a pas de révision de la prévision de croissance», a-t-il martelé sur les ondes de RTL. Le ministre proposera de nouvelles prévisions de croissance pour cette année le 25 septembre à l’occasion de la présentation du projet de loi de Finances 2014.

Eric Woerth raille son prédécesseur

Mais pas question de céder au pessimisme. Pour Pierre Moscovici dans les colonnes de Corse Matin, «l'économie française est sortie de la récession et elle amorce une reprise qui doit être durable, de plus en plus forte et créatrice d'emplois».

Un optimisme raillé par Eric Woerth, ancien ministre UMP du Budget. Samedi, il a ironisé sur le ministre de l'Économie, qui souffrirait d' «une légère insolation» pour avoir annoncé en même temps une révision à la baisse de la prévision de croissance et la fin de la récession. Interrogé par i>Télé, le député de l'Oise a jugé «paradoxal» que «Pierre Moscovici n'annonce que des mauvaises nouvelles et en tire une conclusion que nous sommes sortis de la récession».

6 milliards de hausses d'impôts en 2014

En effet, Pierre Moscovici a que le budget 2014 prévoirait une hausse des prélèvements obligatoires équivalant à 0,3% du produit intérieur brut. Cela correspond à environ 6 milliards d'euros de recettes nouvelles à trouver, sur la base d'un PIB de 2.032 milliards d'euros pour l'année 2012. Gilles Carrez (UMP), président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, a qualifié dimanche d'«erreur majeure» les nouvelles augmentations de prélèvements obligatoires qui se profilent dans le budget 2014 préparé par le gouvernement.

«Entre les augmentations d'impôts qui avaient été décidées par la précédente majorité, les augmentations d'impôts encore plus importantes de cette majorité, on a administré à notre pays un choc fiscal de 60 milliards d'euros, trois points de PIB !», a-t-il ajouté, sur Europe 1 «c'est le meilleur moyen d'étouffer l'économie». «Comment voulez-vous que la consommation reparte si le pouvoir d'achat des ménages, en particulier des classes moyennes, est encore altéré, diminué, par, par exemple, une hausse de CSG pour le financement de la réforme des retraites», a encore fait valoir Gilles Carrez.