Tourisme: Les destinations insolites de l’été

TOURISME Voici des destinations de vacances inhabituelles. De drôle à sordide, il y en a pour tous les goûts...

B. de V.

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Un homme face à l'explosion d'un volcan, dans le glacier islandais Fimmvorduhals, près de Reykjavik, le 15 mai 2011
Un homme face à l'explosion d'un volcan, dans le glacier islandais Fimmvorduhals, près de Reykjavik, le 15 mai 2011 — S.THRAINSSON/CATERS NEWS AGENCY/SIPA

Loin des plages et des hôtels de charme, il existe d’autres formes de tourisme qui n’ont rien à voir avec vos vacances traditionnelles.  Voici quelques exemples.

Le tourisme catastrophe. Il n’y a pas longtemps, les touristes venaient se prélasser sur la plage de sable de Rikuzentakata, au Japon, ourlée de milliers de pins majestueux. Mais ça, c'était avant le tsunami de 2011. Aujourd’hui, les «touristes», viennent à «Tsunamiland», près de Fukushima, avant tout pour voir le seul pin qui est resté debout, unique survivant d'une forêt de 70.000 arbres emportés comme des cure-dents. D’ailleurs, le «pin miracle» est aussi mort, tué par l'eau de mer, mais le pays a dépensé 150 millions de yen (1,5 million de dollars) pour le reconstituer.

Aux Etats-Unis, sept ans après l'ouragan Katrina, les touristes viennent voir la Nouvelle-Orléans, elle aussi ravagée par la nature. N'en pouvant plus de ce tourisme macabre, les habitants d'un quartier ont réussi à faire interdire les bus de touristes. «Touristes. Honte à vous. Vous passez sans vous arrêter. Vous payez pour voir ma douleur. 1.600 morts ici», peut-on lire sur une pancarte. Il reste que les touristes apportent de l'argent dans les zones dévastées qu'ils visitent.

Le tourisme de guerre. Encore un genre de tourisme mal vu ou mal venu. Aller se balader sur le front en Syrie, en Irak ou en Afghanistan relève pour certains du suicide, pour d’autres d’une véritable aventure. L’exemple de ce Japonais de 45 ans qui se décrivait comme un «touriste en zone de conflit», avait fait le tour du monde.

Le nécro-tourisme. Au Guatemala, un village indigène veut transformer son cimetière en attraction touristique lors des nuits de pleine lune du samedi, une nouvelle activité connue sous le nom de «nécrotourisme». L'Institut guatémaltèque du tourisme propose aux visiteurs «un parcours à travers le cimetière pour découvrir les sépultures de personnalités locales et les divers styles architecturaux des mausolées selon les tendances et les époques». Le parcours coûte 6,5 dollars.

Le wwoofing. Pour quelques jours ou quelques semaines, le réseau des fermes Wwoof (Worlwide opportunities on organic farms, réseau mondial de fermes biologiques) vous propose de participer aux travaux des champs en échange du gîte et du couvert. Aucun échange financier ne viendra perturber votre karma pendant cette retraite campagnarde. Le principe est simple. Pour l’hôte, c’est un moyen d’avoir du renfort, et de faire partager les pratiques de l’agriculture bio. Pour le wwoofer, c’est l’immersion totale dans la vie d’une ferme.

Le tourisme mystique. Au Mexique, pousse le peyotl, un cactus hallucinogène interdit, que les indigènes de cette zone considèrent comme sacré. Une aventure clandestine qui, chaque année, mène des centaines de jeunes, étrangers ou mexicains, sur les terres ancestrales des indiens Wixarika, nous apprend lamontagne.fr. Cette zone est devenue un lieu célèbre de pèlerinage mystique dès la fin des années 1970. «L'extraction et le trafic de peyotl sont un délit fédéral» rappellent des panneaux. Même si les expériences varient selon les personnes, le peyotl peut provoquer des expériences hallucinogènes déstabilisantes, mais aussi des vomissements.

Les rizières vues du ciel. La commune japonaise d'Inakadate s'est lancée dans la décoration de rizières, explique le site arcinfo.ch. Les dessins ne peuvent être appréciés qu’en prenant de la hauteur. C’est au moment de la plantation que tout se joue. Les paysans utilisent quatre graines de riz différentes, qui donnent en poussant des tiges vertes, brunes, pourpres ou  jaunes. Guerriers, personnages mythologiques, Samurai, Napoléon à cheval ou Joconde, les hommes ne manquent pas d’inspiration pour le plaisir des touristes qui sont plus de 150.000 à venir chaque année. Rien ne se voit au départ. C'est l'avancée de la pousse, semaines après semaines, qui dévoile œuvre, observable dans sa forme la plus aboutie en juillet-août. Le spectacle éphémère prend fin en septembre, au moment de la récolte du riz. La vidéo: http://youtu.be/c_r9lJET66Y

Tourisme volcanique. Des agences comme www.aventurevolcans.com proposent aux passionnés de volcanologie de se rendre au plus près de volcans en activité. Sicile, Islande, Hawaï, il y en a pour tous les budgets.

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