Zone euro: baisse des prévisions de croissance des professionnels

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Le ralentissement de la croissance de l'activité privée a été moins fort que prévu en octobre dans la zone euro, a indiqué mercredi le cabinet Markit qui publie l'indice PMI, mais il témoigne toujours d'une reprise lente et fragile.
Le ralentissement de la croissance de l'activité privée a été moins fort que prévu en octobre dans la zone euro, a indiqué mercredi le cabinet Markit qui publie l'indice PMI, mais il témoigne toujours d'une reprise lente et fragile. — Daniel Roland AFP

Les anticipations de croissance pour la zone euro en 2013 et 2014 ont encore été revues à la baisse par les prévisionnistes professionnels régulièrement interrogés par la Banque centrale européenne (BCE), selon son rapport mensuel publié jeudi.

Selon les participants à l'enquête, le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro se contractera de 0,6% cette année, contre 0,4% attendu jusqu'ici.

En 2014, ils attendent une hausse de 0,9% de ce PIB (contre +1%), et en 2015 de 1,5% (contre +1,6%).

Par rapport aux projections réalisées par les services de la BCE en juin, «ces anticipations sont identiques pour 2013 mais légèrement plus pessimistes pour 2014», a commenté la BCE.

Le principal facteur avancé par les prévisionnistes pour expliquer la révision à la baisse pour 2013 est «le niveau plus faible que prévu de la demande intérieure au premier trimestre 2013», a-t-elle souligné. «En outre, des données décevantes relatives aux principales économies émergentes comme la Chine et le Brésil préfigurent une diminution à court terme de la contribution des exportations nettes à la croissance».

Les prévisions d'inflation de ces professionnels sont également en baisse: ils attendent +1,5% en 2013 et 2014 et +1,8% en 2015, soit en dessous du seuil de 2% que se doit de faire respecter la BCE. Ces chiffres sont toutefois supérieurs aux projections de la BCE elle-même (+1,4% en 2013, +1,3% en 2014).

Ces révisions s'expliquent principalement par «le ralentissement de l’activité économique et la détérioration du marché du travail, la baisse des prix des matières premières, et de moindres contributions à l’inflation de la fiscalité indirecte et des prix administrés en raison du retard des mesures d’assainissement budgétaire», a indiqué la BCE.

Quant aux estimations relatives au taux de chômage dans la zone euro, elles s’établissent à 12,3% (inchangé) pour 2013, 12,4% (en hausse de 0,2 point de pourcentage) pour 2014 et 11,8% (en hausse de 0,2 point de pourcentage) pour 2015, «leur profil d’évolution suivant avec un certain retard celui de la reprise modérée attendue de l’activité économique».

L'enquête, pour laquelle la BCE a obtenu 51 réponses, a été menée entre le 16 et 19 juillet.