Les marchés financiers misent sur une guerre-éclair

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Pour relancer l’économie, rien de tel qu’une bonne guerre. A condition qu’elle ne dure pas, et qu’elle soit victorieuse. C’est en tout cas le scénario sur lequel tablent les marchés financiers. Après avoir salué le discours guerrier de George Bush, qui a mis fin aux incertitudes, ils ont, certes, été rattrapés par la nervosité. A Paris, le CAC 40, qui avait progressé de 3,35 % lundi, a reculé hier de 1,3 %. Après la fièvre acheteuse de la veille, les investisseurs retournent désormais à l’attentisme. Mais comme lors de la première guerre du Golfe, le début des hostilités devrait entraîner un rebond des marchés financiers. « On va voir une hausse significative du marché », prédit un investisseur américain interrogé par l’AFP. L’hypothèse d’un conflit de courte durée séduit aussi le marché pétrolier. Hier soir, le baril de Brent de la mer du Nord, référence des observateurs, s’échangeait autour de 27,50 dollars, soit une chute de 2 dollars, après une flambée des prix en février (voir infographie). En 1991, au premier jour du conflit, il s’était effondré de 7 dollars. Mais si la guerre s’éternise, ou endommage les puits irakiens, les cours devraient repartir à la hausse.