Privatisation de GDF: la facture des clients risque de flamber

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Malgré un bénéfice en baisse et une dette en hausse, la privatisation partielle de GDF reste dans les tuyaux. L’Etat pourrait décider d’ouvrir le capital du groupe dès la fin de l’année, une fois votée la loi organisant son changement de statut. Mais les chiffres publiés, hier, par GDF apportent des arguments aux détracteurs de la privatisation. Et laissent présager une augmentation des tarifs. Les finances du groupe restent « extrêmement saines », insiste son président, Pierre Gadonneix. GDF a dépassé le cap des 14 millions de clients dans le monde, mais son bénéfice net a baissé de près de 6 % en un an, pour atteindre 838 millions d’euros, à cause du climat « exceptionnellement doux ». Et si l’endettement du groupe reste, selon Pierre Gadonneix, « modéré », il a augmenté de 980 millions. Il s’élève à plus de 4,3 milliards d’euros. Les consommateurs pourraient en ressentir les conséquences sur leurs factures. GDF revoit ses tarifs deux fois par an, en novembre et en mai. Le groupe ne se prononce pas sur la prochaine échéance. Mais ses prix ont déjà augmenté de 3 % en novembre 2002. Et il pourrait être tenté d’aller chercher chez ses clients une partie des fonds nécessaires pour se renforcer avant la privatisation.